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Politics Mon, 4 Jan 2021

Politique: 2020, une année très mouvementée au Cameroun

La vie politique a été marquée entre organisation des municipales, législatives et régionales, boycott de ces scrutins par une partie de l’opposition, interdictions, répressions des manifestations publiques et emprisonnement des manifestants.

L’année politique 2020 n’a été qu’en réalité le prolongement d’un climat délétère né de la contestation de la victoire de Paul Biya par Maurice Kamto à la présidentielle de 2018. La contestation du leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) s’est poursuivie contre toute attente par le boycott de son parti aux municipales et législatives couplées du 9 février, ainsi que les régionales le 6 décembre 2020.

Bénéficiant des moyens de l’Etat et d’une implantation sur tout le territoire, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), a consolidé à la faveur de ce double scrutin, sa suprématie à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux du pays. De nouvelles forces politiques comme le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) de Cabral Libii, ou le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary, ont grappillé des sièges dans les deux institutions. Tandis que le Social democratic Front (SDF), deuxième force politique en terme d’élus avant les élections, subissait une nouvelle déconvenue après celle de la présidentielle de 2018.

Une déception qui justifie en partie, le boycott du parti de Ni John Fru Ndi aux premières régionales du 6 décembre dernier. Elles sont considérées comme l’aboutissement du processus de décentralisation consacrée depuis 24 dans la Constitution. Mais au-delà de la participation ou non des acteurs politiques aux différents scrutins, 2020 a surtout été marqué par un recul des libertés publiques.

Pour preuves, les manifestations pacifiques initiées par le MRC au cours de l’année et interdites par l’Etat, ont été réprimées. Plusieurs cadres de ce parti restent emprisonnés à ce jour pour avoir exprimer leur droit de manifester. L’absence d’un consensus entre les acteurs politiques montre bien que les tensions politiques persistent et vont se prolonger en 2021.
Source: actucameroun.com
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