Porno africain : les dessous sombres de l’industrie à Yaoundé et Douala, enquête exclusive de Jeune Afrique

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Mon, 24 Feb 2025 Source: www.camerounweb.com

Plongée dans l’enfer du décor de l’industrie pornographique au Cameroun, où des acteurs locaux sont exploités sous le regard discret des géants du X. Une enquête exclusive de Jeune Afrique révèle les conditions indignes et les risques sanitaires encourus par ces travailleurs du sexe.

L’enquête de Jeune Afrique dévoile comment des sociétés comme Dorcel, leader mondial du porno, recrutent des acteurs camerounais pour produire des contenus "africanisés". À Yaoundé et Douala, des jeunes comme Albin, alias "Ze Gladiator", et Bernadette, devenue "Black Butterfly", sont piégés dans un système où les salaires sont misérables et les conditions de travail déplorables. Les tournages se déroulent dans le plus grand secret, sans contrôle sanitaire, exposant les acteurs à des infections sexuellement transmissibles comme la gonorrhée et le VIH.

Albin, ancien vendeur au marché central de Yaoundé, raconte à Jeune Afrique comment il a été recruté pour tourner des scènes pornographiques. "J’ai cru que c’était une opportunité pour sortir ma famille de la pauvreté, mais je me suis retrouvé dans un cauchemar", confie-t-il. Les acteurs sont souvent contraints de tourner des scènes interminables, sans protection adéquate, et sont payés une misère. Bernadette, quant à elle, dénonce les promesses non tenues : "On m’avait assuré que mes vidéos ne seraient diffusées qu’en Europe, mais elles ont fini par circuler au Cameroun, détruisant ma réputation."

Cette enquête révèle une industrie qui profite de la vulnérabilité économique des Camerounais, tout en ignorant les risques sanitaires et sociaux encourus par ses acteurs.

Source: www.camerounweb.com