Prison: sous la pression, Ngoh Ngoh conntre-attaque

Ngoh Ngoh Et Mouelle KombiII Image illustrative

Tue, 8 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Alors que l’information d’une condamnation de l’État du Cameroun à verser près de 250 milliards de francs CFA au groupe italien Piccini a fait le tour de la toile, les autorités camerounaises apportent un démenti partiel et annoncent leur intention de contester la décision devant les instances compétentes.

Le feuilleton judiciaire autour du chantier du stade d’Olembé connaît un nouveau rebondissement. Si plusieurs médias ont rapporté ces derniers jours une condamnation définitive de l’État du Cameroun à verser près de 250 milliards de francs CFA au groupe italien Gruppo Piccini , une source officieuse apporte des précisions qui invitent à la prudence.

Selon les éléments présentés, le montant de 250 milliards de francs CFA évoqué dans certaines communications « ne correspond pas au montant évoqué dans la décision concernée ». La décision à laquelle il est fait référence porterait en réalité sur un montant d’environ 50 milliards de francs CFA, comprenant notamment environ 17 milliards correspondant à des équipements de Piccini laissés sur le site d’Olembé, ainsi qu’environ 35 milliards au titre de divers frais de procédure.

Une décision qui serait proche du crédit disponible

Cette évaluation appelle naturellement des vérifications et des clarifications, d’autant que le montant évoqué serait « proche du niveau du crédit encore non consommé et disponible, à la date considérée, auprès de l’institution ayant financé le projet ».

L’État camerounais entend se défendre

Face à cette décision, l’État du Cameroun entend « faire valoir l’ensemble de ses droits et exercer les voies de recours prévues par les instruments juridiques applicables ». Il ne s’agit donc nullement, pour les autorités, de rester passives face à une décision qu’elles contestent. Les autorités camerounaises entendent examiner tous les aspects juridiques, financiers et factuels du dossier afin de préserver les intérêts de l’État et de défendre son intégrité.

Dans cette affaire, l’enjeu dépasse le seul montant financier annoncé. Il touche également à la protection des intérêts patrimoniaux de l’État, à la sauvegarde des ressources publiques et au respect des règles qui encadrent les engagements de la République.

Un dossier complexe aux multiples contentieux

Le litige remonte à novembre 2019, lorsque le gouvernement camerounais avait résilié unilatéralement le contrat liant Gruppo Piccini à la construction du complexe sportif d’Olembé. Le groupe italien avait alors saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), une instance d’arbitrage rattachée à la Banque mondiale .

Au-delà du contentieux Piccini, l’affaire s’inscrit dans un contexte plus large d’accumulation de contentieux arbitraux auxquels le Cameroun est confronté, notamment avec la société minière australienne Sundance Resources, condamnée à verser environ 355 milliards de francs CFA .

La vérité des chiffres et la rigueur juridiques doivent donc prévaloir sur les annonces spectaculaires, souligne la source, insistant sur la nécessité de fonder l’information du public sur des faits vérifiables et une lecture précise des décisions.

Source: www.camerounweb.com