Huit jours d’immersion peuvent ouvrir un horizon, pas bâtir seuls une carrière. L’enjeu sera de convertir l’exposition au cloud, à l’IA et à la 5G en stages, emplois et entreprises.
Quinze étudiants camerounais ont été retenus pour l’édition 2026 de Seeds for the Future. Ils doivent passer huit jours en Chine au contact de l’écosystème technologique de Huawei, d’experts et de jeunes venus d’autres pays.
Huawei affirme avoir formé 18 000 étudiants dans dix universités et grandes écoles camerounaises depuis 2016. Parmi eux, 420 auraient obtenu une certification financée par l’entreprise et plus de 300 enseignants auraient été formés. La compétition ICT a enregistré 635 candidats en 2025-2026.
Ces volumes montrent une capacité de mobilisation, mais pas encore l’impact sur l’emploi. Une certification apporte de la valeur lorsqu’elle correspond à des postes ouverts, s’accompagne de projets pratiques et reste reconnue au-delà de l’écosystème du fournisseur.
Au retour, les 15 bénéficiaires pourraient être suivis pendant un an : stages, emplois, projets entrepreneuriaux et partage de compétences dans leurs établissements. L’immersion sera alors le début d’une chaîne de transmission, et non une parenthèse réservée à quelques profils brillants.