Le journaliste français Thomas Dietrich dénonce un scandale économique : alors que TotalEnergies a engrangé 11 milliards de dollars de bénéfices au premier semestre 2026, ses employés en Afrique, notamment au Cameroun, continuent de percevoir des salaires de misère. Un bulletin de paie d'un pompiste camerounais avec six ans d'ancienneté montre un salaire net de 80 000 FCFA, soit environ 122 euros par mois.
C'est une information qui met en lumière le contraste saisissant entre les profits des multinationales et les conditions de vie de leurs employés. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, le journaliste français Thomas Dietrich s'indigne de la situation des travailleurs de TotalEnergies au Cameroun.
Un bulletin de paie accablant
Le document partagé par le journaliste montre la fiche de paie d'un employé de TotalEnergies au Cameroun, avec six ans d'expérience. Le salaire de base s'élève à 60 000 FCFA, auquel s'ajoutent des indemnités de transport et diverses primes. Après déduction des cotisations sociales et des impôts, le salaire net à payer atteint 80 000 FCFA, soit environ 122 euros par mois.
Un montant dérisoire, surtout lorsqu'on le compare aux bénéfices colossaux du groupe pétrolier français.
11 milliards de dollars de bénéfices
« Le géant français TotalEnergies a engrangé 11 milliards de dollars de bénéfices sur les six premiers mois de l'année 2026 », rappelle Thomas Dietrich. Un chiffre astronomique, qui contraste avec la misère salariale de ceux qui font fonctionner les stations-service au quotidien.
« Et ensuite, on s'étonne que les multinationales françaises s'accrochent tant à l'Afrique. Il faut dire qu'elles y font des profits indécents », poursuit-il.
Cette révélation n'est pas isolée. Elle s'inscrit dans un contexte de critiques récurrentes contre les pratiques des multinationales en Afrique, où les salaires restent souvent très bas, tandis que les profits sont rapatriés vers les maisons mères.
Les pompistes, souvent employés par des sous-traitants, ne bénéficient pas des mêmes avantages que les salariés du groupe. Ils travaillent de longues heures, dans des conditions parfois difficiles, pour un salaire qui ne leur permet pas de subvenir décemment à leurs besoins.