Révélations chocs : Voici les monstres qui ont joué un rôle important dans l’assassinat de Martinez Zogo

ZOGO ZOGO MOSTRE Image illustrative

Thu, 11 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Un noyau dur de bourreaux identifié : derrière l’assassinat de Martinez Zogo, huit hommes de la DGRE ont joué un rôle clé dans les quatre phases de l’opération (traque, enlèvement, torture, exécution). Parmi eux, Lamfu Johnson Ngam, Tongue Nana Stéphane, Daouda, Ebo’o Clément, Lenoir Dawa Bosco, Bakaiwe Sylvain, Godje Oumarou Vincent et Nzockmenping Martial Théodore. Ces hommes ont méthodiquement traqué le journaliste du 6 au 17 janvier 2023, avant de l’enlever, de le soumettre à des sévices sadique (strangulation, mutilations, violences sexuelles) et de l’achever à Ebogo. Le rapport d’autopsie confirme une mort par "strangulation après torture". Justin Danwé, qui aurait reçu 2 millions de FCFA d’Amougou Belinga, aurait distribué des sommes dérisoires (50 000 à 100 000 FCFA) aux exécuteurs. Une barbarie organisée qui marque l’histoire des médias camerounais.



Révélations chocs Voici les monstres qui ont joué un rôle important dans l’assassinat de Martinez Zogo

Derrière l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, il y a des visages, des noms et une mécanique de la terreur implacable. Ce récit évoque uniquement les membres du Commqndo ayant directement participé aux 4 phases de l'opération. Ceci dit, il ne s’agit pas de tous les membres qui ont participé directement ou indirectement à la filature, l’enlèvement et l’assassinat de Martinez Zogo. En un mot, il ne s'encombre pas des complices de l'ombre ni des intermédiaires. Il zoome sur le noyau dur, le bras armé : ces hommes de la DGRE qui ont traqué, capturé, brisé et achevé le chef de chaîne d'Amplitude FM. L'enquête judiciaire officielle a fini par lever le voile sur leur identité et leur effroyable besogne.

Tout commence par une traque invisible, une ombre qui se resserre. Du 6 au 17 janvier 2023, la routine de Martinez est méthodiquement disséquée. Ses moindres faits et gestes, ses trajets, ses habitudes sont épiés jour et nuit. Derrière les vitres teintées et dans les coins de rue, trois hommes orchestrent cette surveillance étouffante :

- Lamfu Johnson Ngam (44 ans);

- Tongue Nana Stéphane (34 ans);

- Daouda (31 ans).

Martinez est déjà condamné, il ne le sait pas encore.

Le piège se referme brutalement le 17 janvier. Ce jour-là, l'effroi change de vitesse. Martinez Zogo est intercepté, arraché à sa vie et jeté à l'arrière d'un véhicule. Cinq hommes l'attendent pour l'escorter vers son enfer, direction le quartier Ebogo. Ces 5 hommes sont :

- Ebo'o Clément (48 ans);

- Lenoir Dawa Bosco (34 ans);

- Bakaiwe Sylvain (34 ans);

- Godje Oumarou Vincent (40 ans);

- Nzockmenping Martial Théodore (29 ans).

Ce qui suit dépasse l'entendement humain. À Ebogo, le journaliste subit ce que ses bourreaux appellent froidement le « traitement de la cible ». Une barbarie pure, sadique, absolue. Martinez vit un véritable martyre : ses vêtements sont déchirés, un bâillon étouffe ses cris. On l'humilie en le couvrant d'huile rouge et de farine, on le roue de coups avec un câble électrique. La cruauté n'a plus de limites : un orteil sectionné, une oreille coupée, l'obligation de boire de l'urine, et des sévices sexuels d'une violence innommable à l'aide d'un fil de fer. Pour ce déchaînement de violence, les traqueurs de la première heure s'unissent aux ravisseurs. Ils sont tous là, ensemble, à briser un homme.

Mais le pire reste à venir. Après avoir abandonné leur victime ensanglantée, une partie de la bande s'éclipse le temps d'un passage sinistre au Mess des Officiers. Là-bas, ils reçoivent des mains de Justin Danwe -qui avait perçu une avance de 2 Millions de Fcfa de Amougou Belinga pour faire ce sale boulot sur Martinez- le prix de leur cruauté : une avance sur le « salaire de la mort ». Quelques billets de banque — 50 000 francs CFA pour les uns, 100 000 pour Ebo'o. C’est le prix d'une vie humaine. Le même Danwe avait rencontré Martin Savom aux Mess des Officiers le jour de l’enlèvement de Martinez Zogo. Selon certaines indiscrétions, Savom lui avait également remis une enveloppe.

L'argent en poche, le groupe final remonte sur des motos et retourne à Ebogo pour achever le travail. Tongue Nana, Daouda et Lamfu Johnson Ngam reviennent commettre l'irréparable. À l'aide d'une simple ceinture, ils étranglent Martinez Zogo, mettant fin dans un dernier souffle à ses souffrances indicibles.

Les preuves scientifiques sont venues corroborer l'horreur. Le rapport d'autopsie du Dr Ekani Boukar est sans appel : Martinez Zogo est mort par « strangulation après torture ». Ce constat médical brut efface définitivement toutes les théories de diversion. Il n'y a pas eu d'autre équipe, pas de second commando mystère. Ce sont bien ces hommes, et eux seuls, qui ont écrit l'une des pages les plus sombres et les plus douloureuses de l'histoire des médias au Cameroun.

Paul Chouta

Source: www.camerounweb.com