RDPC : un parti à l'arrêt, suspendu au silence de Paul Biya, révélations de Jeune Afrique

PAUL BIYA LETTRE OUVERTE Image illustrative

Mon, 5 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Il a l'apparence d'une machine toute puissante. Mais selon Jeune Afrique, qui a enquêté sur place à Yaoundé, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) traverse un malaise profond. Le parti conserve la présidence, domine l'Assemblée nationale et le Sénat, et reste largement représenté au gouvernement. Pourtant, rapporte le magazine, ses rangs sont déboussolés par le mutisme de son président national.

Jeune Afrique révèle que les scrutins locaux et législatifs sont officiellement attendus au premier trimestre 2027, mais qu'aucune date n'est fixée. Le magazine souligne qu'un nouveau report n'est pas exclu : pour les municipales, le chef de l'État dispose d'un droit de report illimité.

Conséquence, selon Jeune Afrique : la direction du parti n'ose pas lancer, même officieusement, les consultations qui mènent aux listes de candidature. Les structures locales, départementales et régionales scrutent les moindres gestes de Jean Nkuete, secrétaire général du comité central. Le magazine précise qu'il n'a rien à leur dire. Il fait partie des rares personnalités encore reçues par Paul Biya au palais, mais attend, comme les autres partis, le décret de convocation du corps électoral.

Jeune Afrique relève aussi une crainte chez certains cadres : apprendre la date des élections trop tard. Or de nombreux militants réclament des désignations plus consultatives, donc plus longues, alors que les textes du parti imposent déjà la recherche d'un consensus, souvent limitée par un calendrier trop serré.

La phrase la plus parlante est recueillie par le magazine auprès d'une source au sein du parti : « Au RDPC, tout commence et tout finit avec le président national. Dès qu'il est absent, la machine se grippe. »

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