REMANIEMENT : Terrible bras de fer entre Paul Biya et Emmanuel Macron

PAUL BIYA EMMANUEL MACRON Emmanuel Macron aurait demandé à Paul Biya de continuer à négocier avec Issa Tchiroma

Mon, 5 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

La page de la présidentielle du 12 octobre 2025 ne sont pas certainement fermées au Cameroun et continueraient d’influencer les relations entre Paul Biya et certains de ces partenaires occidentaux dont la France qui propose la mise en place d’un gouvernement de large ouverture pour apaiser le pays.

Les langues se délient au lendemain de l'annonce de la formation d'un gouvernement par le président Paul Biya à travers son discours de fin d'année. Cette portion du discours du locataire du palais d’Etoudi ne s'adresse pas au peuple camerounais mais au président français Emmanuel Macron.

En effet, selon plusieurs indiscrétions, le président français Emmanuel Macron aurait demandé à son homologue Paul Biya de ne pas former de gouvernement et de continuer à négocier avec le candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2025 Issa Tchiroma pour une sortie de crise.

Depuis son exil en Gambie, Issa Tchiroma Bakary serait décidé a récupéré « son pouvoir » volé et rejetterait l'idée d'un gouvernement consensuel où il serait « premier ministre ».

En faisant cette annonce, Paul Biya décide de défier Emmanuel Macron et nommer son gouvernement.

Selon plusieurs observateurs, à travers cette position, Emmanuel Macron essaye de protéger Paul Biya des sanctions internationales. Ce dernier serait opposé à cette proposition et croit que son pouvoir est divin n'a plus peur de rien.

Il faut souligner que l’étau se resserre de plus en plus au tour du président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quarante ans après l’arrestation du dictateur Vénézuélien Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines ce 03 janvier. Selon les confidences de Jason Bigond, PHD Sciences Politiques à Londres, des informations font état d'une demande américaine formelle de travailler avec le Président Tchiroma, en vue d'un gouvernement d'Union nationale, la libération des prisonniers politiques, la réforme consensuelle du code électoral et la mise en place d'une transition.

Afin d'anoblir l'enlèvement du Président Maduro en une action de libération du peuple vénézuélien d'une dictature féroce, et tenter d'effacer de graves accusations internationales de volonté d'accaparement d'importantes réserves prouvées de pétrole de ce pays, le Président américain s'intéressera absolument à un ou plusieurs autres pays comme il l'a déclaré.

Ainsi certains chefs d'État africains où, les États-Unis n'ont pas d'intérêts économiques flagrants seront forcément visés.

C'est le cas du Cameroun reconnu universellement comme une vieille dictature féroce.

Il faut déjà se rappeler du coup de fil que le Secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avait passé à Paul Biya, juste après sa prestation de serment, et qui n'a jamais curieusement été commenté par les médias publics, laissant présager que cet entretien n'était pas de très bon goût.

Des informations font état d'une demande américaine formelle de travailler avec le Président Tchiroma, en vue d'un gouvernement d'Union nationale, la libération des prisonniers politiques, la réforme consensuelle du code électoral et la mise en place d'une transition.

C'est pour cette raison que la constitution d'un gouvernement bloque. Car le faire sans Tchiroma serait considéré comme un casus beli pour les américains.

Ce schéma d'une transition politique est aussi partagé par la France, que le Président français Emmanuel Macron, a eu l'occasion de le décrire à la suite de l'arrestation de Maduro, à savoir : la mise en place d'une transition dirigée par le réel vainqueur de l'élection présidentielle vénézuélienne de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia injustement évincé et actuellement exilé en France.

Une similitude patente avec la situation politique du Cameroun dirigée depuis 43 ans par une dictature féroce, qui viole les libertés, élimine, emprisonne les opposants et à la clé, Issa Tchiroma, vainqueur de l'élection présidentielle du 12 octobre 2025, évincé et poussé à l'exil, et de nombreux soutiens exécutés, torturés, emprisonnés.

Pour le Cameroun, les choses iront certainement plus vite: il suffit d'une seule déclaration menaçante de TRUMP à l'égard de Paul Biya, lui demandant de libérer le pouvoir rapidement pour que ce dernier obtempère.

C'est pourquoi, Paul Biya doit anticiper son départ et éviter l'humiliation et la déportation, en organisant rapidement une conférence nationale souveraine, qui aura l'avantage de créer un consensus politique avec la mise en place d'une transition de 03 ans sans lui.

Par Jason BIGOND

PHD Sciences Politiques

Londres.

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