REVELATIONS : au Palais d'Etoudi, le dispositif discret qui pousse la candidature de Franck Biya

Biya Soutien Eto'o Etoudi Image illustrative

Mon, 3 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

Derrière la candidature informelle de Franck Biya à la vice-présidence de la République, un maillage d'appuis institutionnels s'est patiemment constitué au cœur même de l'appareil d'État. Une cartographie de ce réseau, révélée par une enquête de Jeune Afrique, met en lumière l'ampleur des relais dont dispose le fils aîné de Paul Biya à l'intérieur du Palais présidentiel et du gouvernement.

Le verrou du cabinet civil

Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, le point d'entrée principal de Franck Biya à la présidence n'est autre que Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil de Paul Biya. C'est par ce canal que transiteraient l'essentiel des requêtes et recommandations du fils du chef de l'État — une position qui, si elle se confirme, ferait de Mvondo Ayolo l'un des hommes les plus stratégiques de ce dossier de succession.

Jeune Afrique évoque également un second relais, plus informel celui-là : Joseph Fouda, conseiller à la présidence et membre de la garde rapprochée du président, qui assurerait une liaison discrète mais constante. À ces deux figures s'ajoute, toujours selon l'enquête, un profil plus technocratique en la personne de Paul Elung Che, secrétaire général adjoint de la présidence, formé à l'Enam puis à Harvard, et ancien patron de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures.

Un gouvernement mobilisé

Le magazine panafricain identifie par ailleurs plusieurs ministres considérés comme des soutiens actifs : Laurent Serge Etoundi Ngoa (Éducation de base), présenté comme un véritable conseiller officieux suivant de près les affaires de Franck Biya ; Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè (Transports) ; ainsi que la figure vétérante Charles Oyono Ekodo, dont la connaissance des équilibres du sérail présidentiel en ferait un atout précieux.

Un détail frappe particulièrement dans cette enquête de Jeune Afrique : celui d'Alamine Ousmane Mey, l'actuel ministre de l'Économie, dont la trajectoire — de la direction d'Afriland First Bank jusqu'au ministère des Finances puis de l'Économie — se serait accélérée grâce à une recommandation directe du fils du président.

Si cette architecture d'influence se confirme, elle illustrerait une réalité que Jeune Afrique met en exergue dans son enquête : la bataille pour la vice-présidence ne se joue pas seulement dans l'opinion publique, mais dans les arcanes mêmes du pouvoir, entre un père vieillissant, un fils qui active ses réseaux, et une première dame qui, selon les informations de Jeune Afrique, s'opposerait fermement à cette hypothèse.

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