La Confédération africaine de football a surpris tout le monde hier. L’appel du Maroc a abouti à une décision radicale, celle d’arracher la coupe au Sénégal et de la remettre au Maroc qui devient le vainqueur de la finale sur tapis vert.
L’instance continentale dirigée par Patrice Motspe est en train de choquer le monde sportif. Même au sein de l’équipe nationale camerounaise, éliminée par le Maroc en quart de finale, les joueurs ne comprennent plus rien.
Tous les observateurs se demandent pourquoi la CAF reviendrait-elle sur ce match alors qu’il s’est joué et que son sort s’est décidé sur le rectangle vert. Incompréhension totale.
Le journaliste Daniel Riolo se demande si la solution de rejouer cette finale ne serait pas la meilleure. Le règlement aurait dû être appliqué sur le moment, estime-t-il.
« Je me souviens qu’après cette finale, on avait dit qu’on risquait de créer un précédent. Il est impossible d'affirmer que le fait de jeu n’ait pas perturbé le Maroc ou le tireur ou ce qui s’est passé ensuite », reconnait Riolo. Mais le problème, c’est de le faire maintenant.
Cela « me fait mal au cœur pour le Sénégal et je comprends leur désarroi. Mais le Maroc n’est que dans le droit et la justice. Ils ont raison de réclamer et de se satisfaire de cette décision. C’est la façon dont est prise cette décision qui ressemble à une mascarade, quelque chose de fou », affirme l’intervenant.