Le Père Emeh cite le récit biblique de la femme adultère
Le prêtre catholique Père Wilfred Emeh s'insurge contre la tendance à blâmer les femmes pour les défaillances morales des prêtres, soutenant que les membres du clergé doivent assumer la responsabilité personnelle de leurs actes plutôt que de rejeter la faute sur autrui.
Dans une réflexion diffusée en ligne, le Père Emeh cite le récit biblique de la femme adultère (Jean 8, 1–11), se demandant pourquoi la femme a été publiquement humiliée alors que l'homme impliqué était absent du récit. Il affirme que ce même schéma consistant à stigmatiser injustement les femmes se poursuit aujourd'hui, y compris au sein de certains cercles ecclésiastiques.
Ses remarques interviennent en pleins débats suscités par les propos de l'évêque de Buéa, Mgr Michael Bibi, qui a mis en garde les femmes en leur demandant de se tenir à l'écart des prêtres.
Il a dit aux prêtres que les femmes chercheraient à les inciter à rompre leurs vœux et les a exhortés à rester vigilants face à la tentation.
Le Père Emeh soutient que, bien que la tentation soit une réalité, les prêtres, en vertu de leurs vœux sacrés et de leurs responsabilités pastorales, doivent être tenus responsables de leur propre conduite. Il soutient que rejeter la faute sur les femmes contredit les enseignements de l'Église sur la responsabilité morale personnelle, la justice et la prise en charge pastorale.
« Les femmes ne devraient jamais être tenues pour responsables des péchés des hommes qui portent une responsabilité sacrée », a écrit le Père Emeh, appelant l'Église à rejeter la culpabilisation des victimes et à défendre la vérité, la justice et la responsabilité.