Les réactions se suivent et se ressemblent suite à la grandiose fête organisée par la première dame Chantal Biya au Palais d’Étoudi pour célébrer le 93e anniversaire du président Paul Biya où les invités ont été minutieusement triés sur le volet.
En effet, si sur les images publiées par la présidence de la République l’on aperçoit un Paul Biya étincelant entouré de ses enfants, ses sœurs et ses proches collaborateurs, l’on apprend que les invités ont vécu des scènes humiliantes qui ont exposé la vulnérabilité du locataire du palais de l’Unité. Cette situation a été dénoncée d’une manière virulente par une personnalité qui connaît bien le couple présidentiel pour avoir été l’aide de camp de Chantal Biya. Il s’agit de Patrice Nouma qui, à travers une lettre ouverte, interpelle son ancienne patronne sur la nécessité de protéger la vie privée de son mari
LETTRE OUVERTE À CHANTAL BIYA : LA RÉPUBLIQUE N'EST PAS UN SPECTACLE PRIVÉ
Madame la Première Dame,
Il est temps de rappeler une vérité essentielle : entre la sphère privée et la vie publique, la frontière s'efface dès lors que vos actes impactent la dignité de la fonction présidentielle.
Un comportement indigne de votre rang.
Chaque sortie publique où vous semblez humilier le Chef de l’État est une offense à la nation. Si vos différends privés débordent en public, c'est l'image du Cameroun qui en pâtit. Être épouse de Président s'apprend par la retenue et l'observation. Respectez l'homme, respectez le Patriarche, respectez l'Institution.
Des rumeurs qui fragilisent l'État.
Votre proximité affichée avec Ferdinand Ngoh Ngoh alimente les spéculations les plus folles d'une relation intime entre vous. Vrai ou faux, cela importe peu : ce qui compte, c'est l'impact dévastateur de cette perception sur l'opinion nationale et internationale.
Une éducation défaillante.
Le comportement de votre fille Brenda est le reflet d'un abandon maternel. Au lieu de protéger une enfant à la santé que nous connaissons fragile, vous semblez cautionner ses dérives (drogue, dépravation, scandales, prostitution...). Quelle "Mère de la Nation" êtes-vous vraiment ?
À vous Ngoh Ngoh Ferdinand : Le pouvoir rend-il fou au point d'oublier la décence ?
Il y a des postures que l’on doit savoir refuser, peu importe son influence. Quel est ce comportement ? S’afficher ainsi, "bras dessus, bras dessous" avec l'épouse du Chef de l'État... Pour qui vous prenez-vous ?
Dans quel village Ekang a-t-on déjà vu de telles libertés ? Il y a des places et des honneurs qu’un homme digne doit savoir décliner par respect pour la hiérarchie et la tradition.
L’opportunisme a des limites. À force de défier les codes, on finit par s’effacer de l’ordre des vivants.
Mon conseil : Faites attention. L’État est un "monstre froid". À force de vouloir humilier un Chef d'État, même affaibli par l'âge, vous jouez un jeu dangereux avec la raison d'État.
Il est encore temps de changer de posture. Pour l'histoire et pour votre propre sécurité.
J'AI DIT.
Patrice Nouma Freeman