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General News Mon, 3 Dec 2018

Retrait de la CAN: Ferdinand Ngoh Ngoh interdit d'accès à la présidence

L'heure des comptes a sonné. Après le retrait par la CAF de l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun, les responsables gouvernementaux impliqués dans l'implémentation des décisions devant concourir à la réalisation de cet événement sportif auquel le président camerounais accordait du prix, sont en train de filer du mauvais coton.

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Le premier à en avoir fait les frais, est le Secrétaire Général de la Présidence de la république, Ferdinand Ngoh Ngoh, qui s'est vu interdire l'accès à la présidence de la République samedi matin, sur instructions formelles du président Paul Biya, qui a de la peine à diriger l'humiliation de son pays par l'instance faîtière du football africain, et ce malgré qu'il avait reçu il y a deux mois le président de la CAF, et que celui-ci avait rassuré que son organisation ne disposait pas d'un "plan B" pour pallier les retards pris par le Cameroun en matière de construction des infrastructures. Autrement dit, que malgré la lenteur des travaux, la CAF s'appuyait sur le Cameroun uniquement pour que la CAN 2019 ait lieu.

Mais Ferdinand Ngoh Ngoh qui a été accusé de manière répétitive de jouer les « freins à main » relativement au déblocage des fonds du financement des travaux de construction des stades, et que l'on soupçonne d'être le parrain de l'un des maitres d'ouvrage qui s'était adjugé le marché de réhabilitation de l'un des stades prévus pour accueillir des poules pendant le tournoi, n'est pas le seul que le président Biya a dans son collimateur.

Le locataire du palais d'Etoudi aurait, dans le but d'empêcher que certains prennent la poudre d'escampette, instruit une interdiction de sortie du territoire national pour tous les membres du gouvernement et assimilés, alors qu'il court de plus en plus le bruit d'un imminent remaniement du cabinet Philemon Yang, qui devrait emporter de nombreux ministres, en l'occurrence ceux qui trainent des casseroles bruyantes.

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Un gouvernement post-élection présidentielle qui devra aussitôt se ranger en ordre de bataille pour permettre au président dont la réélection fait toujours l'objet de nombreuses controverses, de se tailler une large majorité à l'Assemblée Nationale, et au moins les 4/5èmes des communes du pays, à l'occasion des élections législatives et municipales annoncés pour le premier semestre 2019.

Source: cameroonvoice.com
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