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General News Thu, 13 Dec 2018

Retrait de la CAN: les coupables autour de Biya payent déjà les pots cassés

Titre à succès d’un long métrage qui demande de la patience pour décrypter les dessous d’un crime gouvernemental, malheureusement mal ficelé par des adeptes néophytes dans l’environnement socio politique camerounais en pleines mutations. Ils ont cru interdire aux camerounais de s’accepter mutuellement et dans la ferveur, apprendre à vivre sous le signe de la tolérance et du fair-play. Est-ce possible ?

Aucun crime n’est parfait», cette maxime populaire sied parfaitement dans la sphère sportive nationale camerounaise; depuis le coup de massue assené par la Confédération Africaine de Football que dirige avec tact et précisions, la Malgache Ahmad Ahmad, bien entretenue par des forces endogènes qui pullulent auprès de Paul Biya, président réélu de la république du Cameroun à l’issue du scrutin présidentiel du 07 octobre 2019. Les propos des putschistes militaires camerounais du 04 au 06 avril 1984 se confirment au quotidien : « ils se comportent comme s’ils fallait se remplir le plus rapidement les poches avant qu’il ne soit trop tard».

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Oui les responsables du sérail, certains à qui incombaient la lourde mission de bien diligenter les prescriptions gouvernementales, ces responsables de la honte ont enfin étalé leurs appétits gourmands du siphonage des avoirs publics, sont aux abois et ne savent plus à quels saints se vouer ; Après avoir savamment brisé le cœur des camerounais, plombé l’aube de la renaissance d’un fleuron autour duquel les camerounais dans leur entière majorité devaient enfin se mouvoir, dans une passion commune, s’offrir d’intense moments de plaisir sous un soleil radieux. Ils viennent par leurs desseins sordides, machiavéliques de priver toute une nation du jeu, du spectacle, des cris, des épanchements les plus vifs, de la liesse, l’allégresse et de l’extase.

Nos stades, les nouveaux et réhabilités affichaient déjà fière allure ; si les prédispositions prises «le Cameroun sera prêt le jour dit» dixit Paul Biya, sans compter l’entrée néfaste en scène d’un groupe de renégats, devaient être des lieux d’animation, d’émulation et non des antichambres de la mort comme l’ont prescrits certains pontes du régime à la gourmandise avérée et sans honte bue. Ils ont provoqué en nous écœurement, dégout et les cris de désarrois, de détresse, de remords sous une haine en veilleuse fusent de tout le Cameroun, des entrailles sous les affres de la secte terroriste boko haram, des soubresauts et comportements vindicatifs des Ambazoniens en quête de légitimité occasionnelle.

Un crime passible de bastonnade publique suivie de réclusion perpétuelle

Il n’y a pas plus criminel que celui qui nous arrache notre ultime espoir. Cautionner ce crime sur terre leur ouvrirait grandement les portes du salut là-haut et nous aurons cautionné cette danse macabre pour quelques peccadilles ; coiffés pour la circonstance de couronnes d’épines. La sortie maladroite des complices des pourfendeurs de la nation qui osent polémiquer sur le retrait de l’organisation de la coupe d’Afrique des Nations est la preuve d’une immoralité criarde de s’attaquer à ce projet fédérateur de tous les camerounais. Ils feignent d’oublier qu’Infliger à toute une nation pareille humiliation, mue par des visées immondes nécessite la partition et la mise en place d’un tribunal spécial. Toute forme de violence aussi infime fût-elle, devrait être réprimandée sans remords et il est temps au Président Paul Biya de sévir sans autres formes de procès. L’avenir de tout un peuple est en jeu et entre des mains inexpertes. Le plus tôt serait le mieux.

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Nous sommes davantage inquiets de cette nouvelle forme d’escroquerie, de prévaricateurs institutionnels qui devraient être qualifiée de violence sportive qui gagne inexorablement nos arènes. Oui, elle est et devient omniprésente sous la ferrure d’une clique de responsables à qui le dévolu avait été jeté et l’onction de fidélité réaffirmé par le premier sportif. Impossible de serpenter les différents sites, rues, centres d’hébergements ou structures sanitaires miroités sur certains supports de communications, sur les avancées sans anicroches. De par la virilité de actes de déstabilisations d’un pays bien orchestrés posés, des rancœurs nées de ces hooligans devraient être aux sanctions appropriés pour laver l’affront international d’un pays dont la seule évocation faisait frémir tout adversaire au point de déclarer forfait, des sanctions sociales, pécuniaires ne suffisent point et des actions en justice devraient être engagées afin d’extirper en eux cette gangrène malsaine. Ils s’assimilent négativement aux arbitres véreux et corrompus acteurs lointains de ces débordements qui se profilent à l’horizon à causes des coups de sifflet qui frustrent, et qui ne sont point épargnés, à cause de leurs actes manqués.

Malgré le confort peu appréciable de nos différents logis, bureaux, ateliers, marchés et véhicules de transports, routes, hôpitaux, lieux publics et institutions publics ; nos stades en gestations devraient être des lieux de rencontre d’hommes, différents les uns des autres, qui, par une passion commune, parviendraient à faire cause commune, du moins à dialoguer ; S’accepter mutuellement et dans la ferveur, apprendre à vivre sous le signe de la tolérance et du fair-play. Mais hélas !

Source: Le Pélican N°239
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