SADISME : voici l'assassin qui détenait la vidéo de la torture de Martinez Zogo

SADISME Cccc Image illustrative

Tue, 2 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Un visage de l’horreur se dessine dans l’affaire Martinez Zogo : l’adjudant-chef Godje Oumarou Vincent, un colosse de près de deux mètres, est identifié comme l’un des principaux tortionnaires du journaliste. Ce militaire, originaire de Maroua, aurait participé activement à la traque, neutralisé les cris de détresse de la victime avec un taser, et infligé des sévices d’une barbarie inouïe, dont des actes d’humiliation extrême. Pire encore, c’est lui qui détient la vidéo de la torture, sauvegardée sur son compte Google Drive, malgré ses tentatives pour effacer les traces. Un sadisme glacé qui choque jusqu’aux investigateurs.



​Derrière l'horreur absolue de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, il y a des noms, des visages et des actes qui dépassent l'entendement humain. Parmi eux, un homme central, une véritable machine à détruire : l'adjudant-chef Godje Oumarou Vincent.

​Originaire de Maroua, ce colosse de près de deux mètres n’a pas seulement participé à la traque ; il a été l'instrument de la cruauté la plus pure.

​La traque et le piège

​Godje Oumarou Vincent fait partie du trio de tête du commando qui a filé le directeur de chaîne d’Amplitude FM jusqu’au piège fatal.

​Le soir du drame, alors que Martinez Zogo tente désespérément d’échapper à ses ravisseurs en escaladant le portail de la brigade de gendarmerie de Nkol Nkondi, le premier visage qu’il croise dans la pénombre est celui de ce géant. Un mur de glace.

​Alors que le journaliste hurle à l'aide pour alerter la population — « Ils veulent me tuer, sauvez-moi ! » —, l'adjudant-chef le saisit brutalement par la jambe. Pour éteindre ses cris de détresse, il utilise son taser. Le piège vient de se refermer.

​L’horreur au bout du sadisme

​Ce qui suit relève de la barbarie. Les dépositions des autres membres du commando dessinent le portrait d’un homme d’une insensibilité terrifiante.

​La torture par la soif : Quand Martinez Zogo, agonisant et exsangue, supplie qu'on lui donne une goutte d'eau, c'est Godje qui lui impose de force de l'urine chaude à boire.

​L'humiliation ultime : C’est encore lui qui pousse la perversion jusqu’à v!oler le corps de l'animateur à l'aide d'un manche à balai.

​Aujourd'hui derrière les barreaux de la prison centrale de Kondengui, ce colosse continue d'inspirer la terreur. Une absence totale d'empathie qui interroge sur la nature humaine.

​Le prix du sang et les preuves cachées

​Le cynisme de cette affaire atteint son paroxysme à la lecture des procès-verbaux d'audition. Pour ce déchaînement de violence et le meurtre d'un homme, l'adjudant-chef a touché une avance misérable de la part du lieutenant-colonel Danwe : 50 000 Francs CFA. Le prix d'une vie humaine. Tout ça pour 5 billets de 10 000 Fcfa. Danwe lui a remis 5 billets de 10 000 Fcfa alors qu'il avait reçu une avance de 2 millions de Fcfa .

​La preuve numérique : Pensant avoir effacé ses traces, le bourreau avait nettoyé la mémoire physique de ses téléphones. C’était sans compter sur les experts en cybercriminalité : les vidéos de la torture de Martinez Zogo étaient précieusement dissimulées et sauvegardées sur le compte Cloud (Google Drive) personnel de Godje Oumarou Vincent. Les trophées numériques de sa propre barbarie.



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