Une tragédie est arrivée, le parlement pleure un de ses hommes. L'onde de choc est profonde, traversant même les couloirs du palais d'Etoudi.
Un employé de l'Assemblée nationale s'est donné la mort par pendaison. Lorsque nous sommes allés à la pêche de l'information, il en est ressorti que le défunt traversait une situation financière devenue insoutenable. Il accumulait plusieurs mois d'arriérés de salaire.
Originaire de Tokombéré, commune située dans le département du Mayo-Sava au sein de la région de l'Extrême-Nord, le fonctionnaire a été retrouvé sans vie, pendu. Certaines sources parlent de trois mois sans salaire pendant que d'autres estiment qu'il fait plus que trois mois sans aucune paye.
Le drame survient dans un climat institutionnel déjà lourd de incertitudes. Après le départ et le décès survenu en mai dernier de Cavayé Yéguié Djibril, lui-même originaire de Tokombéré, le parlement subit d'importantes restructurations sous la direction de son successeur, Théodore Datouo.
La transition administrative est devenue difficile, d'où le blocage des salaires ou des contrats de personnels autrefois rattachés à l'ancien système. Un fait qui plonge des familles entières dans le désarroi.