Une enquête du Guardian publiée le 13 octobre place Samuel Eto’o parmi plusieurs dirigeants susceptibles de se positionner pour la présidence de la CAF si Patrice Motsepe quittait son poste avant 2029 ou à la fin de son mandat.
Le conditionnel est indispensable. Aucun dépôt de candidature ni déclaration formelle d’Eto’o n’est cité. Le journal décrit un rapport de force nourri par le revirement attendu sur la périodicité de la CAN, la gouvernance financière et l’influence du président de la FIFA, Gianni Infantino.
Eto’o dispose d’un capital sportif mondial et siège au comité exécutif de la CAF. Mais une élection continentale se gagne par des alliances entre associations, un programme de revenus, une doctrine sur les calendriers et une crédibilité administrative. Les contentieux internes de la FECAFOOT seraient nécessairement examinés par ses partenaires et ses adversaires.
L’information importante aujourd’hui n’est donc pas « Eto’o candidat », mais son apparition dans une liste de successeurs possibles aux côtés d’autres présidents de fédération. La suite devra être documentée par des actes : coalition, programme, calendrier électoral et position officielle de l’intéressé.