Le Cameroun et les États-Unis ont signé le 1er octobre un accord destiné à soutenir le système de santé sur la période 2026-2030. La contribution américaine annoncée atteint 400 millions de dollars, environ 240 milliards de FCFA, tandis que le Cameroun doit mobiliser environ 270 milliards.
Le programme couvre le VIH, la tuberculose et le paludisme, mais aussi la surveillance épidémiologique, les laboratoires, les données sanitaires et la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Il vise également la mortalité maternelle, néonatale et infantile.
L’engagement national est déterminant. Un financement extérieur peut acheter des équipements ou soutenir des campagnes ; il ne remplace pas durablement les salaires, la maintenance, l’approvisionnement et les budgets réguliers des districts.
Le partenariat devrait donc publier une matrice annuelle : montants engagés, sommes décaissées, activités réalisées et indicateurs sanitaires. La différence entre une enveloppe pluriannuelle et de l’argent déjà disponible doit rester explicite.
Le vrai test sera la résilience après 2030. Si les systèmes d’information, les laboratoires et les achats fonctionnent encore sans soutien exceptionnel, l’accord aura renforcé une institution ; sinon, il aura seulement financé une période.