Absence prolongée du président de la République
L'absence de Paul Biya du pays ne doit pas être considéré comme une fatalité. C'est selon Matomba, l'homme politique qui parle de l'état de santé du dirigeant et de la suite à donner à la situation dans laquelle se trouve le pays.
Dans une sortie suffisamment remuante, la personnalité publique y est allée de son point de vue, une conviction que ne partage pas l'activiste Jorel Jacques Zang qui le reprend de volée comme un ballon qui traine à la lisière de la surface de réparation.
Monsieur Serge Espoir Matomba, vous ne pouvez pas affirmer que la longue absence du président Paul Biya n'est pas un véritable problème au fallacieux motif que son absence égale à sa présence pour dire que même quand il est au Cameroun, rien ne fonctionne. C'est cette façon de relativiser l'anormalité du fonctionnement des institutions républicaines qui fait en sorte que je ne vous ai jamais pris pour un opposant car un véritable opposant au régime ne peut se permettre d'avoir une analyse si superficielle de la situation.
Premièrement, se présenter publiquement au peuple camerounais n'est pas du tout admissible pour un président de la République et si vous étiez un véritable opposant, vous auriez commencé par dénoncer cette hérésie au sommet de l'État à laquelle Paul Biya nous a habitués.
Deuxièmement, Paul Biya a décidé envers et contre tout et à l'aide de diverses fraudes de se maintenir au pouvoir en tant que président de la République. Par conséquent, il doit assumer totalement cette charge car il l'a voulue au point de voler la victoire présidentielle de ses opposants par la force jusqu'à jeter un en prison. Paul Biya ne peut pas se permettre de s'absenter comme et quand il veut.
Il a voulu ce pouvoir alors qu'il assume ce pouvoir. Qu'il soit mourant ou non, franchement, on s'en fout royalement. D'ailleurs, s'il avait bien fait les choses en 44 ans de pouvoir, c'est au Cameroun qu'il se soignerait, nous évitant ainsi autant de fuite des devises de nos fonds publics.
Relativiser ses longues absences hors du Cameroun, c'est encourager davantage sa médiocrité et sa fainéantise. Paul Biya ne peut pas être président quand cela arrange uniquement son entourage. Le président Paul Biya même mourant doit rentrer au Cameroun afin d'aller mourir dans les hôpitaux camerounais comme tous ces citoyens.
Après tout, son ministre de la Santé a eu à dire que nos formations hospitalières n'avaient rien à envier aux hôpitaux américains, ainsi, que Paul Biya rentre au Cameroun et qu'il aille se coucher à l'hôpital général ou central. C'est mieux que dilapider notre argent en Suisse avec toute sa sauvage délégation pléthorique. S'il meurt en suisse, cela voudrait dire qu'il n'a même pas su mourir avec classe et dignité car tout un président qui meurt hors de son pays dans les hôpitaux étrangers est juste lamentable.
Paul Biya écoutera-t-il Jorel Zang, pas sûr. Son entourage a un plan qu'il compte bien suivre. Aujourd'hui, Biya boucle les 67 jours à l'étranger.