C’est le nom de Franck Biya qui revient avec insistance
Les informations sur l’état de santé de président Paul Biya vont dans tous les sens. Aux dernières nouvelles, Paul Biya serait dans un état très préoccupant après plusieurs interventions chirurgicales en Suisse, où il séjourne depuis plus de deux mois. Le poste de vice-président pourrait prochainement être pourvu, avec Franck Biya cité parmi les personnalités pressenties.
L’état de santé dans lequel se trouve le tyran Paul Biya est très inquiétant. Rien ne s’améliore : il faut s’attendre à tout, à tout moment. C’est la raison pour laquelle il passe son 60ᵉ jour consécutif sur le sol helvétique. Il ne rentrera ni aujourd’hui ni demain, et je suis très formel là-dessus.
Après les quatre opérations qu’il a subies, parmi lesquelles un pontage coronarien le 13 juillet dernier, sa famille et ses proches espéraient que les choses iraient mieux et qu’il retournerait au pays. Un Airbus avait même été immobilisé à Genève pendant trois jours pour son retour, mais il est reparti à vide car la situation devenait critique. Biya est incapable de tenir debout et est dorénavant cloué sur un fauteuil roulant. Ajoutez à cela des pertes de mémoire régulières.
Sa famille et ses proches savent que c’est la fin. Que c’est le terminus. Que les carottes sont cuites. Ils préparent subtilement la transition afin que le pouvoir reste entre leurs mains et affûtent leurs armes pour le conserver ad vitam aeternam. Pour eux, il faut absolument s'inscrire dans la continuité du régime Biya. C’est la raison pour laquelle nous assistons ces derniers temps à de vastes chamboulements dans l’armée et d'autres institutions. Derrière ces mouvements, se trame quelque chose. Même quand il gouvernait, et lorsqu'il était à Etoudi, Paul Biya n'a pas autant nommé de gens en quelques jours, et surtout pas dans l'armée.
D’autres mouvements suivront, y compris au sein du RDPC. Il s’agit de redéployer stratégiquement les cartes pour atteindre l’objectif susmentionné. Tout ce manège c’est pour la succession de Biya.
Il est question de nommer un vice-président dans les jours à venir pour achever le mandat actuel et prendre les dispositions nécessaires afin de s’éterniser au pouvoir. Même si les Ferdinand Ngoh Ngoh, Louis Paul Motaze, Oswald Baboke et Mvondo Ayolo lorgnent ce poste avec voracité, c’est le nom de Franck Biya qui revient avec insistance. Nos sources nous renseignent que c’est Franck Biya qui sera parachuté au poste de Vice-Président. Un vaste remaniement suivra, accompagné d’arrestations ciblées pour baliser le chemin au fils du tyran.
Sauf que jusqu’ici, le peuple n’a pas encore dit son dernier mot. L’ère Biya est finie. Qu’ils l’acceptent ou non, un matin ou un soir, ils seront rattrapés par la réalité.
Paul Chouta