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General News Mon, 12 Aug 2019

Succession de Biya: René Sadi seul en course

Les différentes dissensions qu'à connu le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) n'ont pas eu raison du président Paul Biya. A travers ses stratégies, Paul Biya a systématiquement écarté ses 'dauphins' pour devenir l'éternel candidat du parti au pouvoir.

Grâce à ses plus fidèles alliés dont Laurent Esso, "Biya a forcé les ambitieux à choisir entre la prison et la patience".

Ci-dessous, les révélations de 'Jeune Afrique'

2007 – 2011 : L’éternel candidat

« 2008 est la confirmation de l’Etat stationnaire du patient camerounais », glisse un opposant de l’époque. Depuis l’année précédente, le pays est à bout de souffle. Dans les provinces de l’ouest du Cameroun, en particulier dans le Littoral, on lance des appels à la désobéissance civile. Dans son camp, Paul Biya fait face à des dissensions, d’autant qu’il doit, constitutionnellement, quitter le pouvoir en 2011. « Biya a vu les potentiels dauphins, comme René Emmanuel Sadi ou Marafa Hamidou Yaya, s’agiter et a considéré que le pays n’était pas prêt », se souvient un ancien de la présidence.

A l’initiative de la communicante française Patricia Balme, il évoque à la fin de 2007 dans les médias l’idée d’une révision de la constitution supprimant la limite des mandats. Le 31 décembre, il confirme : cette limitation « s’accorde mal avec l’idée même de choix démocratique ». Conseillé par Laurent Esso, devenu secrétaire général de la présidence, ou Martin Belinga Eboutou, son nouveau directeur de cabinet civil, il s’appuie sur les pétitions que Grégoire Owona – secrétaire général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) – ne manque pas de faire circuler. La réforme de la Constitution est adoptée, le 10 avril 2008, par l’assemblée, tandis que les émeutes secouent le pays.

« Biya a réussi à s’imposer comme un candidat perpétuel pour mettre un terme à la course à la succession », conclut notre ancien du palais d’Etoudi. René Emmanuel Sadi affiche rapidement son soutien, dans l’intérêt du Cameroun ». La boîte de Pandore restera close lors de la présidentielle de 2011. « Biya a forcé les ambitieux à choisir entre la prison et la patience

. [L’ex-secrétaire général de la présidence] Titus Edzoa et Marafa Hamidou Yaya sont tombés, mais Sadi est resté fidèle », décrypte un ex-ministre. Edzoa confiera : « Biya, c’est le machiavélisme […], il fait en sorte que les uns et les autres se rentrent dedans. »

Source: camerounweb.com