0
General News Fri, 11 Oct 2019

TCS: confrontation entre Emmanuel Leubou et la belle-sœur d’Amougou Belinga

Rien pour l'heure, ne filtre de cette rencontre qui a eu lieu il y a quelques jours.

Semaine après semaine, l'hebdomadaire Kalara fait des révélations au sujet de l'affaire des fonctionnaires fictifs, qui a causé un trou de 7 milliards de FCFA dans les caisses publiques.

Comme notre confrère l'avait annoncé, Mme Lefang Celestina Nkeng, présentée comme le suspect numéro 1 de l'affaire, s'est rendue au Tribunal Criminel Spécial (TCS) le 30 septembre 2019 pour une confrontation avec Emmanuel Leubou, ancien chef de la cellule informatique de la Direction des dépenses du personnel et des pensions du ministère des Finances (DDPP).

A ce jour, indique Kalara paru le 7 octobre 2019, rien n’a filtré de cette confrontation qui a eu lieu au cabinet de Blaise Wo’o Minko, juge d’instruction au TCS, en charge de l’enquête judiciaire dans le cadre de cette affaire.

«M. Emmanuel Leubou, chef de la cellule informatique de la DDPP, dénonciateur principal au début de cette affaire, mais intronisé par le parquet général près le TCS comme le cerveau du scandale était donc présent. Et avec lui, Mme Aïssatou Boullo, point focal SIGIPES (programme de traitement automatisé des carrières des personnels de l’Etat) du ministère de la Communication et M. Amadou Haman, un inconnu de l’administration qui était curieusement installé dans un bureau du ministère des Finances (porte 227).

Comme M. Leubou, ces deux autres inculpés font l’objet d’une détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui depuis 17 mois.

A cette confrontation, le ministère des Finances et le parquet général près le TCS étaient aussi représentés.

L’hebdomadaire souligne que la confrontation se déroulait alors que le juge d’instruction était déjà en possession d’un rapport d’expertise judiciaire produit par le Dr Bell Bitjoka Georges, patron du Laboratoire Digital Legal et expert judiciaire en police scientifique.

Ce rapport explique le mécanisme utilisé et l’identité des acteurs des suppressions frauduleuses des remboursements des avances sur solde et sur l’incompatibilité des actes frauduleux avec la sécurité au sein du système Antilope au MINFI.

Le document de 130 pages, indique Kalara, pointe les postes de travail de M. Amadou Haman et de Mme Lefang comme les lieux où se déroulaient les suppressions frauduleuses.

Le rapport souligne que Mme Lefang, explique que son mot de passe avait été piraté.

Elle n’a pourtant jamais été interpellée alors qu’elle fait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis 2016.

Sans faire de rapprochement formel, Kalara, dans ces derniers numéros, informait ses lecteurs que la concernée se trouve être la sœur Mme Limunga Sarah Itambi, avocate près de la Cour Suprême, et épouse de M. Amougou Belinga, qu’on dit proche du dernier cercle du ministre de la Justice, Laurent Esso.

En rappel, c’est une affaire déclenchée par les dénonciations de M. Leubou. Ce dernier avait constaté entre 2015 et 2016 que nombre de personnes ayant bénéficié d’une avance sur solde ou d’une avance de pension (des prêts à taux nul auprès du Trésor Public) ne remboursaient finalement pas l’argent à l’Etat. En fait, ces personnes bénéficiaient des complicités internes au ministère des Finances, permettant de désactiver la retenue automatique à la source.

Ses investigations lui avaient permis de constater que le problème venait de Mme Lefang Celestina Nkeng, qui favorisait ces non-remboursements.

Source: cameroon-info.net