Il précise que Paul Biya n’a pas encore validé
La guerre de clans pour la succession à Paul Biya touche toutes les couches de la société camerounaise. Chaque parti fait feu de tout bois pour place ses éléments à la tête des différents secteurs du pays. La CRTV, institution très stratégique du pouvoir de Yaoundé est la cible du clan dirigé par Ferdinand Ngoh Ngoh.
En effet, selon les confidences du lanceur d’alertes Boris Bertolt, « le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh allias l’homme à la punk a demandé le limogeage de Charles Ndongo, Directeur général de la CRTV ». Il précise que « Paul Biya n’a pas encore validé ».
Cette nouvelle révélation intervient alors que les camerounais sont toujours dans l’attente d’un nouveau gouvernement promis par Paul Biya lors de son discours de nouvel an. S’agissant de ce nouveau gouvernement, plusieurs sources évoquent une probable nomination du patron de la CRTV au poste de ministre de la communication.
Charles Ndongo, actuellement Directeur Général de la Cameroon Radio Television (CRTV), est pressenti pour occuper le poste de Ministre de la Communication.
Cette annonce, qui suscite déjà de nombreuses réactions, pourrait marquer un tournant dans la communication institutionnelle au Cameroun.
Depuis sa nomination à la tête de la CRTV, Ndongo a su redynamiser l'institution en modernisant ses outils et en renforçant son rôle dans la diffusion d'informations.
Son expérience dans le domaine de la communication, combinée à sa connaissance des enjeux sociopolitiques du pays, en fait un candidat idéal pour ce poste clé.
Les observateurs s'accordent à dire que sa nomination pourrait apporter un vent nouveau dans la communication gouvernementale. Pour certains, Charles Ndongo représente un pont entre les médias publics et privés, capable de fédérer les différents acteurs de l'information.
Cependant, des voix s’élèvent aussi. Certains analystes mettent en garde contre les défis qui l’attendent, notamment en matière de liberté de la presse et d’indépendance médiatique. La manière dont il gérera ces enjeux sera cruciale pour sa légitimité et celle du gouvernement.
Si la nomination de Charles Ndongo est confirmée, cela pourrait bien être un tournant pour la communication au Cameroun. En attendant, tous les regards restent tournés vers l’exécutif, qui doit encore officialiser cette décision. L'avenir du paysage médiatique camerounais dépendra sans doute de ses choix et de sa capacité à naviguer dans un environnement parfois turbulent.