Autour des sites de réfugiés, la question environnementale n’est pas abstraite : elle commence dans la cuisine, le champ et le trajet pour chercher du bois.
Le profil de Timangolo de septembre a été mis en ligne le 8 octobre par le HCR. Il arrive alors que l’agence et ses partenaires mettent davantage l’accent sur la résilience et l’utilisation durable des ressources forestières dans les communautés touchées par les déplacements.
Le bois demeure une source d’énergie essentielle pour de nombreux ménages. Lorsque la collecte s’éloigne, elle augmente le temps de travail domestique, expose davantage les femmes et les filles aux risques de protection et accélère la dégradation des terres. Le problème se situe donc au croisement de l’énergie, du genre, de la sécurité et de l’environnement.
Les réponses doivent combiner foyers améliorés, plantations, accès à des combustibles alternatifs et activités génératrices de revenus. Elles doivent surtout inclure les communautés hôtes, propriétaires ou usagères des terres, afin que la restauration des paysages ne soit pas perçue comme une contrainte imposée de l’extérieur.
Timangolo peut devenir un indicateur de réussite si les profils futurs mesurent non seulement la couverture des besoins, mais aussi la distance de collecte du bois, la survie des plants et la part des ménages utilisant des solutions plus sûres.