Toujours du mauvais côté : le ciel tombe sur la tête de la Gendarmerie nationale, Paul Biya interpellé

Gendarmerie Nationale Image illustrative

Sun, 18 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans une publication sur les réseaux sociaux, Junior Zogo s'interroge sur le rôle de la Gendarmerie nationale camerounaise dans les crises majeures du pays. De l'attentat manqué de 1984 à l'affaire Martinez Zogo, en passant par les accusations de trafic, de corruption et d'assassinats, il dresse le constat d'une institution qui aurait progressivement perdu sa crédibilité et sa légitimité.

C'est une question qui dérange, mais qui mérite d'être posée. Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, Junior Zogo s'interroge sur le rôle de la Gendarmerie nationale camerounaise dans les grands drames qui ont marqué l'histoire du pays.

Du 6 avril 1984 à l'affaire Martinez Zogo

« Le 6 avril 1984, une bonne partie de la Gendarmerie nationale camerounaise retourne ses armes contre la patrie et provoque un carnage », rappelle-t-il. « Près de 41 ans après, la même Gendarmerie nationale est négativement au cœur de l'actualité nationale avec l'affaire Martinez Zogo. »

Pour Junior Zogo, l'implication de gendarmes dans le commando ayant donné la mort au journaliste n'est pas le seul problème. Il pointe également l'incompétence et la partialité de la plupart des gendarmes désignés au sein de la commission d'enquête mixte mise sur pied par le chef de l'État après la découverte du drame. Selon lui, ces éléments seraient « aux ordres d'une ou des mains noires cachées dans les dorures du palais de l'unité ».

Un « cartel » au sein de la Gendarmerie ?

S'appuyant sur les témoignages, dont celui du capitaine Effoudou, ancien officier du renseignement, Junior Zogo décrit une institution gangrenée par des dérives en tout genre : trafic de drogue, trafic d'influence, arnaques, corruption, crimes et assassinats, grand banditisme, terreur, agressions et violences sexuelles, instrumentalisation, arrestations arbitraires, séquestration et kidnappings.

« Notre Gendarmerie nationale est-elle maudite ? » s'interroge-t-il.

Une enquête annoncée

Junior Zogo annonce une enquête dans son prochain direct, au cours de la semaine qui commence, sur « la longue descente aux enfers de ce corps d'élite naguère respecté, devenu aujourd'hui la risée nationale et objet de toutes les critiques ». Et il pose une question radicale : « Est-il encore possible de réformer cette Force ou alors il faut tout simplement la dissoudre au regard des nombreux scandales l'impliquant ? »

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