Transition politique : Le monde s’effondre au tour d’Issa Tchiroma Bakary

Tchiroma Bakary Ancien Ministre Les onze signataires tournent le dos à la transition proposée par Issa Tchiroma Bakary

Wed, 7 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Onze personnalités rejettent la proposition de transition politique défendue par Issa Tchiroma Bakary après la présidentielle du 12 octobre 2025. Elles considèrent désormais le scrutin comme révolu et estiment que les contestations ayant entouré son organisation et ses résultats ont compromis sa crédibilité.

Les onze personnalités signataires — Marie-Roger Biloa, Achille Mbembe, Akere Muna, Jean-Pierre Bekolo, Georges Dougueli, Mimi Mefo, Éric Chinje, Haman Mana, Michèle Sonia Ndoki, Eugène Nyambal et Gilbert Oloko — estiment que l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 appartient désormais au passé.

Alors qu’Issa Tchiroma Bakary, le vainqueur du scrutin, avait proposé une transition politique dans son programme soutenu par l'Union pour le changement (UPC), ces personnalités plaident désormais pour une autre voie, fondée sur la Constitution : la constatation de la vacance du pouvoir. Une option qui paraît difficilement envisageable dans le contexte actuel, marqué par le maintien de Paul Biya au pouvoir.

Dans leur déclaration, les onze signataires affirment que le scrutin présidentiel aurait pu permettre une alternance pacifique et incontestable au Cameroun. Ils déplorent toutefois des conditions d’organisation et de déroulement ayant fortement entamé la crédibilité du processus électoral et suscité de nombreuses contestations quant aux résultats.

« L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 aurait pu offrir au pays l’occasion d’une alternance pacifique et incontestable. Il n’en a rien été. Le scrutin s’est déroulé dans des conditions qui ont largement compromis sa crédibilité et alimenté la contestation des résultats, privant ainsi le peuple camerounais de la possibilité de se prononcer librement et légitimement sur la question de sa gouvernance. »

Pour les signataires, l’enjeu n’est donc plus de revenir sur l’élection, mais d’ouvrir une transition constitutionnelle reposant sur la reconnaissance de la vacance du pouvoir. Une proposition qui se heurte toutefois à la réalité du régime Biya, peu disposé à accepter une remise en cause de son maintien à la tête de l’État.

Daniel Essissima

Source: www.camerounweb.com