Dans un communiqué officiel diffusé ce lundi 14 septembre 2026, la Communauté des ÉLUS, présidée par le Dr Olive Ngobo Elok, annonce le lancement d'une grande série d'investigation et d'éveil citoyen sur les dérives des tribunaux militaires. Le premier épisode, intitulé « Quand la Justice devient l'arme d'une mafia galonnée », cible directement la magistrate MVOА NDZIE Berthe, juge d'instruction en charge du dossier Joseph Fouda/Parfait Mbapou.
C'est une initiative qui promet de faire des vagues dans le landernau judiciaire camerounais. La Communauté des ÉLUS, structure présidée par le Dr Olive Ngobo Elok, experte en relations internationales et présidente de LIVIA Foundation, a annoncé le lancement d'une série de publications exclusives destinées à « démanteler la machination et l'instrumentalisation du Droit au sein du Tribunal Militaire de Yaoundé ».
Le premier épisode de cette série, dont la publication est prévue ce lundi 14 septembre, s'intitule « Tribunal Militaire de Yaoundé : Quand la Justice devient l'arme d'une mafia galonnée ». Le communiqué invite formellement la Lieutenante-Colonelle Magistrate MVOА NDZIE Berthe, épouse TAMBE EBOT, juge d'instruction près le Tribunal Militaire de Yaoundé, « à prendre son tabouret et à rejoindre notre plateforme pour réapprendre les missions, le champ de compétence strict et les exigences éthiques découlant du serment qu'elle a prêté devant la Nation ».
Le Dr Ngobo reproche à cette magistrate d'avoir « choisi d'enfreindre la loi et de défier les institutions pour exécuter des ordres iniques », alors que son conseil juridique lui aurait adressé « plusieurs correspondances » pour demander qu'elle se déclare incompétente dans le dossier qui la concerne.
Le communiqué met l'accent sur la loi n° 2017/012 du 12 juillet 2017 portant Code de justice militaire, que la Communauté des ÉLUS met solennellement à la disposition du corps judiciaire et des citoyens. Selon les dispositions de ce texte, la compétence des juridictions militaires est strictement limitée : elle ne s'étend pas aux infractions de droit commun commises par des civils, sauf dans des cas très spécifiques.
Ce point est au cœur de la défense du Dr Ngobo, qui conteste depuis plusieurs mois la compétence du Tribunal militaire pour connaître de faits d'escroquerie présumée la concernant. Elle affirme n'avoir jamais été l'objet d'une plainte dans ce dossier et considère sa mise en cause comme « une cabale, des manœuvres coercitives orchestrées depuis le Ministère de la Défense avec le soutien direct du vice-amiral Joseph Fouda ».
Au-delà de la mise en cause personnelle, le communiqué lance un appel solennel aux citoyens camerounais, aux magistrats des juridictions civiles et aux avocats. Aux citoyens « encore en liberté », la Communauté des ÉLUS les invite à suivre ces publications « pour prendre connaissance de vos droits fondamentaux ». « Nul ne doit plus se laisser intimider ni embastiller par des IMPOSTEURS siégeant au sein de nos juridictions militaires », peut-on lire.
Aux magistrats civils et aux avocats, le message est plus pressant : « Il est temps de vous lever et d'assumer pleinement vos responsabilités constitutionnelles face à l'imposture, l'entêtement et le détournement systématique de compétences opéré par les tribunaux militaires. Le droit commun ne saurait abandonner ses prérogatives à l'arbitraire sous votre regard impuissant ».
Cette offensive médiatique s'inscrit dans un contexte de conflits judiciaires multiples pour le Dr Olive Ngobo. Elle est engagée dans une procédure l'opposant au vice-amiral Joseph Fouda, qu'elle accuse de tortures, corruption, complicité d'enlèvement et haute trahison. En août 2026, elle a également mandaté le Professeur Jean Calvin Aba'a Oyono devant le Tribunal administratif du Centre dans un contentieux l'opposant à l'État du Cameroun.
Par ailleurs, elle a annoncé avoir saisi les autorités compétentes d'une plainte disciplinaire visant certains magistrats militaires dans le cadre de l'affaire Fouda/Mbapou. Cette démarche s'inscrit dans une stratégie plus large de contestation des procédures dont elle fait l'objet devant les juridictions militaires.
Le communiqué précise que cette première phase de publications « s'ouvre » ce lundi 14 septembre 2026. Le rendez-vous est donc pris pour découvrir l'épisode 1 de cette série qui promet de révéler « les méthodes d'un autre âge utilisées au sein de cette juridiction ».
Reste à savoir quel accueil sera réservé à ces publications par les autorités judiciaires et politiques. Le Tribunal militaire de Yaoundé, déjà sous le feu des critiques dans plusieurs affaires médiatisées, pourrait voir sa crédibilité davantage contestée par cette initiative sans précédent.