URGENT : Comment Bruno Bidjang et Martial Owona planifiaient l’agression de Remy Ngono

Bruno Bidjang Et Martial Owona BRUNO BIDJANG Cette logique d'action ne semble pas se limiter aux seuls professionnels des médias

Sat, 6 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Des éléments du dossier d’instruction sur l’assassinat de Martinez Zogo révèleraient l’existence de projets visant d’autres voix critiques, notamment le journaliste camerounais en exil à Paris J. Remy Ngono. S’appuyant sur des échanges attribués à Bruno Bidjang et Martial Owona, l’activiste Paul Chouta estime que ces conversations pourraient laisser entrevoir des intentions de déstabilisation ou de menace à l’encontre de journalistes et d’autres acteurs impliqués dans l’affaire.

Alors que l'onde de choc de l'assassinat barbare du journaliste Martinez Zogo secoue encore la justice et l'opinion publique, des pièces versées au dossier d'enquête mettent en lumière la persistance de projets inquiétants ciblant des voix critiques clés. Entre planification à l'étranger et campagnes médiatiques ciblées, analyse d'une situation qui interpelle directement le commissaire du gouvernement.

La publication des pièces du dossier d'instruction entourant l'assassinat du journaliste Martinez Zogo continue de révéler les ramifications complexes et les intentions de réseaux d'influence. Parmi ces éléments, l'annexe 7 du dossier, documentant une conversation entre Bruno Bidjang et Martial Owona en date du vendredi 3 février 2023 (comme l'illustrent image ci-dessous), soulève de lourdes interrogations quant à la sécurité d'autres figures de la critique médiatique, notamment le journaliste de radio J. Remy Ngono, installé à Paris.

Une planification transfrontalière qui alerte

Le contenu des échanges retranscrits dans le dossier d'enquête illustre des discussions explicites visant à agir directement à l'étranger. Les messages transférés révèlent des interrogations directes et des propositions d'action opérationnelle immédiate en plein cœur de la capitale française :

Extrait des pièces de l'enquête (Annexe 7) :

« Qu'est-ce que ton Père voudrait qu'on fasse de J. Remy Ngono ?? » (10:01)

« Je peux activer les 8 blogueurs pour lui donner un droit de réponses et 10 gars pour le nak propre a Paris sans trace » (10:03)

L'utilisation de termes de jargon suggérant une action physique violente (« le nak propre a Paris sans trace ») combinée à une logistique numérique et humaine en Europe démontre une volonté manifeste de neutraliser une parole dissonante. Pour les observateurs et proches de ces dossiers, la gravité de cette planification ne peut être sous-estimée, rappelant cruellement les méthodes qui ont conduit au drame entourant Martinez Zogo sur le sol national. Rappelons qu’un autre journaliste au non de Jean-Jacques Ola Bebe qui fustigeait Amougou Belinga et le soupçonait d’être le commanditaire de l’assassinat de Martinez Zogo a lui aussi été assassiné et son corps jeté dans la rue à Yaoundé le 2 février 2023, soit la même période que Bruno Bidjang et Martial Owona planifiaient l’attaque des journalistes et lanceurs d’alerte qui investiguaient et se prononçaient sur l’affaire Martinez Zogo. Rien n’exclut que l’assassinat de cet autre journaliste ait été orchestré par cette même bande.

De la menace médiatique aux craintes d'atteinte physique : Le cas de Me Félicité Zeifman

Cette logique d'action ne semble pas se limiter aux seuls professionnels des médias. Récemment, Martial Owona s'est illustré par la publication d'un article particulièrement offensif et à charge contre l'avocate de la famille de Martinez Zogo, Me Félicité Zeifman. Cette charge médiatique brutale est perçue par plusieurs analystes comme une tentative de déstabilisation de la défense de la victime.

Dans un contexte où les menaces verbales et les campagnes de dénigrement ont historiquement précédé des passages à l'acte physique, l'inquiétude grandit légitimement. Nombreux sont ceux qui craignent désormais que ces attaques informationnelles contre Me Zeifman ne constituent le préambule d'actions plus directes visant à entraver l'action de la justice et à fragiliser l'accompagnement légal de la famille Zogo, rappelant le sort tragique déjà réservé à Martinez Zogo.

Nécessité de réponses juridiques et judiciaires impératives

Face à la matérialité de ces pièces d'instruction révélant des complots à l'échelle internationale, la question des suites judiciaires devient cruciale. Il apparaît impératif que le journaliste J. Remy Ngono saisisse formellement les autorités judiciaires compétentes, notamment en France, en déposant une plainte pénale sur la base de ces projets d'agression physique documentés afin d'activer la protection internationale et d'engager des poursuites contre les donneurs d'ordres et exécutants potentiels.

Sur le plan national, la responsabilité des institutions judiciaires militaires est lourdement interpellée.

L'inaction ou le silence du commissaire du gouvernement face à de telles preuves de planification criminelle au sein même des cercles liés à l'affaire principale alimente les soupçons de partialité. L'absence d'interpellation ou d'ouverture d'une enquête officielle contre Martial Owona et son complice Bruno Bidjang sur ces faits précis est interprétée par l'opinion publique comme un soutien implicite et une protection accordée aux intérêts de Jean-Pierre Amougou Belinga. La transparence et la rigueur de la justice se jouent ainsi dans sa capacité à traiter chaque ramification de cette affaire avec la même intransigeance.

Paul Chouta

Source: www.camerounweb.com