Il annonce qu’il célébrera le 14 août la fête nationale des forces armées
Le candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2025 Issa Tchiroma, réfugié en Gambie, a exhorté ce lundi 20 juillet, l’armée camerounaise à « prendre ses responsabilités » et à organiser son retour au pays. Le leader du FNSC voudrait que l’armée vienne le chercher en Gambie où il se trouve en exil “forcé”.
En effet, l’ancien ministre du régime de Paul Biya, qui revendique toujours la victoire à la présidentielle neuf mois après le scrutin, affirme que le peuple travaille d’arrache pied pour que sa “victoire” se concrétise.
Il annonce qu’il célébrera le 14 août la fête nationale des forces armées, qu’il présente comme une « obligation constitutionnelle » relevant de sa « charge » de « chef de l’État et commandant en chef des armées».
Son objectif est clair : pousser l’institution militaire à rompre sa neutralité historique pour orchestrer, par la force des événements, son retour au pouvoir. L'ancien ministre, habitué des joutes verbales mais jamais positionné sur une ligne aussi radicale, a choisi de frapper un grand coup en se drapant dans la légitimité populaire.
Se proclamant le seul et unique président élu de la République du Cameroun à l’issue du scrutin présidentiel contesté du 12 octobre 2025, Issa Tchiroma Bakary affirme avoir écrasé la concurrence. Il revendique un score sans appel de plus de 72 % des suffrages exprimés. Selon ses propres analyses et les données qu'il dit détenir, ce plébiscite national s’est également traduit de façon massive dans les urnes au sein même des casernes, s'assurant ainsi, selon lui, le soutien moral de la troupe.
Il faut rappeler que cette sortie intervient alors que la localisation exacte de Tchiroma alimente les spéculations. Une partie de l’opinion estime qu’il aurait quitté la Gambie pour les États Unis, évoquant une liberté de ton accrue dans ses prises de parole récentes.
D’autres analystes soutiennent qu’il se trouve toujours à Banjul, où des négociations diplomatiques lui permettraient désormais de s’exprimer plus ouvertement sur la situation politique camerounaise.