L'opération a permis l’interpellation de quatre suspects
C’est un véritable coup de maître des éléments des forces de l’ordre et sécurité dans la zone anglophone en proie à une crise sécuritaire qui a fait des milliers de morts depuis 2017 avec la décision de ces populations de s’autodéterminer en créant l'Etat "d'ambazonie".
En effet, selon les recoupements de la rédaction de CamerounWeb, la gendarmerie nationale a démantelé, dans la nuit du 30 décembre 2025, une usine clandestine de fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI) au quartier Ntasen, dans l’arrondissement de Bamenda III, région du Nord-Ouest.
Menée aux environs de 2 heures du matin par les éléments de la Légion de gendarmerie du Nord-Ouest, appuyés par le Groupement de gendarmerie territoriale de Bamenda, l’opération a permis l’interpellation de quatre suspects.
La rédaction de CamerounWeb apprend aussi que, sur place, les forces de sécurité ont saisi le dispositif servant à la fabrication des engins explosifs.
Les personnes arrêtées ont été conduites à la Légion de gendarmerie du Nord-Ouest, où une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et d’identifier d’éventuelles complicités.
Cette opération est intervenue au moment où l’on a assisté à de véritables scènes de guerre, marquées par des fusillades, des meurtres et des incendies de maisons et de biens dans la localité de Mbevh.
En effet, depuis lundi 29 décembre 2025, les habitants sont coincés chez eux, incapables de se rendre au marché pour préparer les festivités du Nouvel An, le 1er janvier. La peur s'est emparée de la ville alors que des coups de feu nourris et assourdissants continuent de résonner autour du marché central de Mbveh, forçant les commerçants et les civils à fuir pour se mettre en sécurité.
Selon le récit de nos confrères de l'Agence de presse camerounaise CNA, les forces de sécurité gouvernementales sont entrées à Mbveh avec leur équipement avec pour l'intention de reprendre la zone qui était sous le contrôle des combattants ambazoniens dirigés par un commandant connu sous le nom de « Général Talk and Do » originaire de Kikaikom.
Les commerçants qui opèrent au marché central de Kumbo, ainsi que d'autres entreprises de la région, sont contraints de payer des taxes au groupe armé. Cette situation serait l'un des principaux facteurs à l'origine des fusillades.