URGENT: une très mauvaise nouvelle tombe pour les Camerounais

Palais Presidentiel Detoudi Image illustrative

Wed, 14 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans un texte au ton virulent, l’auteur s’en prend violemment à Louis Paul Motaze, ministre des Finances, l’accusant d’être « le fossoyeur de l’économie nationale ». Il revient sur une note d’information du 12 janvier 2025 – qualifiée de « canular » – qui avait suscité un espoir de paiement chez les opérateurs économiques avant de les laisser dans le désarroi. L’auteur dénonce une « incurie » calculée, motivée selon lui par les ambitions présidentielles du ministre et son souci de privilégier le remboursement de la dette extérieure au détriment des créances intérieures, asphyxiant ainsi l’économie réelle.



𝐋𝐚 𝐥𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐮𝐬𝐬𝐚 𝐍𝐣𝐨𝐲𝐚 …

𝐃𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐥’𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 !

Cela fait un an que nous avons commencé cette aventure, et dans laquelle je vous présente mes perceptions et saillies tous les lundis. En pareille occasion, la coutume et l’idéal auraient voulu que je vous présente mes vœux les meilleurs pour l’année qui vient de commencer.

Mais comme vous me connaissez, peu enclin à l’hypocrisie et au politiquement correct qui nimbent notre société et chevillent au corps nos concitoyens, je me dois de vous dire la vérité, aussi dure soit elle : inutile de vous souhaiter une « bonne et heureuse année 2026 ! », car de toutes les manières, celle-ci ne sera pas du tout bonne !

En effet, comme nous l’a démontré la défaite des Lions indomptables en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) vendredi dernier, les auspices pour l’année commençante sont très loin d’être reluisants et rassurants.

Sur le plan politique par exemple, l’année 2025 s’est achevée de manière assez dramatique, marquée par une crise post-électorale d’une ampleur quasi-inédite, et qui a vu de dizaines de nos chers compatriotes perdre la vie, souvent dans des conditions des plus inhumaines, à l’instar du désormais héros national et martyr Georges Anicet Ekanè, décédé le 1er décembre dans les geôles drastiques du Secrétariat d’État à Défense chargé de la Gendarmerie (SED).

L’année 2026 s’est elle ouverte sur les procès de ces centaines de « prisonniers de la crise post-électorales », détenus dans les prisons du territoire national, et traduit devant les tribunaux militaires, après avoir été le plus souvent interpelés dans des conditions des plus kafkaïennes, et écroués sans le moindre titre légal de détention. L’ambiance des premières audiences au tribunal militaire de Yaoundé, émaillée des tensions avec des parents, femmes et enfants qui s’enroulaient par terre de douleur, demandant à être condamnés avec leurs enfants, mari, père et/ou mère, n’est pas de nature à prédire des lendemains paisibles, et un pardon prochain entre les différentes parties. Le Cameroun, sans que ses gouvernants ne veuillent s’en rendre compte, est ainsi en train de prendre surement la voie périlleuse d’une déflagration de grande intensité.

Et ce ne sont pas ces sentiments d’arrestations au faciès, ces bavures quotidiennes des policiers, gendarmes et militaires, ces discours haineux récurrents, ces sensations de marginalisation de certaines localités, etc. qui sont de bons augures.

L’élection présidentielle est passée, offrant au passage le message clair du ras-le-bol des populations, y compris à travers les résultats officiels. L’on aurait espéré que nos dirigeants perçoivent et reçoivent ce message comme un « appel du peuple » à un changement profond de mode de gouvernance et de gouvernement. Malheureusement, tout porte à croire qu’aucune remise en question n’est à l’ordre du jour, tellement l’arrogance et la condescendance vis-à-vis du peuple transpirent à chaque sortie publique des membres du gouvernement, et dont l’épi d’or de la tragi-comédie revient indiscutablement à Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale. Il est plus qu’évident qu’aucune leçon n’a été retenue, et comme disent nos frères Ivoriens : « si conseil ne t’a pas conseillé, conséquence va te conseiller ! ». Alors accrochons nous, car des secousses de grande intensité sont en vue !

Sur le plan économique, après une année 2025 des plus moroses, au cours de laquelle même la propagande gouvernementale autour de l’embellie des prix du Cacao n’aura pas fait illusion sur le marasme que traverse notre pays, et à la fin de laquelle la crise post-électorale (toujours elle) est venue ravager les maigres profits qui avaient été engrangés par les opérateurs économiques, 2026 débute avec réelles raisons de s’inquiéter : amoncèlement des poubelles partout, au point où Atanga Nji, apparemment devenu ministre du Ciel et de la Terre au Cameroun, demande de les cacher loin dans les quartiers, et de nous étouffer avec ; routes urbaines et nationales qui donnent dès la sortie de nos aéroports, pompeusement dits « internationaux », l’image des pays en guerre, tellement elles sont parsemées des nids d’éléphants, qui contribuent à faire de ces « pistes ancestrales » les routes les plus meurtrières d’Afrique ; l’électricité qui est toujours aussi rare, au point où des localités entières passent des mois voire des années sans voir l’ombre d’une ampoule allumée, et ce en dépit de la reprise d’Eneo, qui semble en tout point avoir été pour le moins une mauvaise affaire ; l’eau toujours aussi absente des robinets, malgré la publicité des centaines de milliers de nouveaux branchements, et surtout l’engloutissement de centaines de milliards ; le pétrole, dont la cherté va s’accentuant au jour le jour, la faute à une réhabilitation de la Sonara qui est devenue plus qu’une arlésienne, cette chose dont on parle tout le temps mais qui n’apparait jamais !

C’est sur ce tableau sombre du climat des affaires, dont la noirceur est renforcée par l’insécurité juridique et judiciaire, et la carnation portée au tréfond des abysses par la précarité foncière, que viendra s’inscrire de nouvelles taxes, autres « impôts de capitation » que nous allons devoir payer, afin de permettre à nos chers « dominants » de pouvoir continuer à s’offrir leur vie de lucre et de luxure. Dans ce contexte, il va sans dire que l’inflation et le chômage seront plus que jamais au rendez-vous, et la souffrance des populations, au firmament !

Sur le plan social, la prise en charge dans nos hôpitaux sera toujours aussi inhumaine, malgré la propagande du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, sur une supposée « Couverture Santé Universelle » (CSU) qui est davantage un mirage, un plateau technique qui serait des plus modernes alors que les barons du régime se font encore évacuer hors du pays pour une migraine, ainsi que ses mises en scène des « caméras cachées » et « visites inopinées » dans les hôpitaux. D’ailleurs, la réalité néfaste de notre système de santé est telle que médecins, ayant pourtant obtenu le « sésame » du recrutement à la fonction publique et souvent nommés à des postes de responsabilité, préfèrent tout bonnement tout abandonner, pour aller s’installer dans d’autres pays, notamment au Canada, ce nouvel Eldorado de tous ceux qui estiment que leurs compétences ne sont pas reconnues à leur juste valeur au Cameroun.

Il est alors plus que certain que durant l’année 2026 de dizaines de milliers de Camerounais, hautement qualifiés, continueront à fuir leur pays, et ce avec raison. Car quel individu normal aimerait continuer de vivre dans un pays où règnent en majesté la corruption, le népotisme, la violence, et surtout le tribalisme ? Un pays où se loger est un chemin de croix, et où on peut vous dire un bon matin que 22.000 kilos d’or ont disparu, sans personne ne soit sanctionné, ou ne serait-ce qu’inquiété !

Sur le plan sécuritaire, malgré nos fanfaronnades sur le « containment » voire le « rollback » des terroristes de Boko Haram et des sécessionistes du Nord-ouest et du Sud-ouest, les enlèvements quotidiens avec demandes de rançon, leurs incursions récurrentes accompagnées de pillages, les attentats réguliers même au sein des quartiers sûrs, les assassinats des citoyens y compris des hautes personnalités, etc. sont autant d’éléments qui nous ramènent à la triste réalité. Celle d’une insécurité qui perdure depuis plus de 10 ans (2014), et qui s’est généralisée sur l’ensemble du territoire national, où dans les villes comme les villages pas un seul jour ne passe sans que des habitants ne soient agressés, dépouillés de leurs biens, et souvent assassinés par des brigands, qui dans bien de cas sont pourtant bien connus des forces de défense et de sécurité, qui leur offrent une bonne et « rassurante » complicité.

Ce qui n’est pas fait pour nous rassurer en 2026, surtout avec la toxicomanie galopante qui touche de plus en plus tant les jeunes en bas âge que les personnes d’âge avancé ; ainsi que l’impunité généralisée qui s’est confortablement installée, et qui fait des lois des loisirs !

Source: www.camerounweb.com