Il a été trompé, attiré par les sirènes d’un soi-disant bonheur qui n’était qu’un mirage. L’élève a été pris au piège.
Le nommé Kede Joseph était un élève du lycée technique d’Obala. Il s’était rendu au Nigeria, « leurré par une connaissance lui promettant un emploi, un salaire mirobolant et des conditions de vie élevées », décrit N’zui Manto.
Comme de nombreuses autres personnes tombées dans le piège du réseau du trafic d’êtres humains en Afrique de l’Ouest, ajoute le lanceur d’alerte, Kede Joseph a été kidnappé, séquestré, torturé, affamé et rançonné.
Néanmoins, il est parvenu à s’échapper de là où on le détenait et a regagné son pays. C’est au Cameroun, là où il est né, qu’il a fini par mourir.
Manto rappelle encore les règles du jeu : « Voici six ans que je chante matin, midi et soir la même chanson. Si quelqu’un vous invite au Nigeria, Ghana, Burkina Faso, Côte d’Ivoire pour des opportunités de travail, n’y allez pas ».