Peut-on l’appeler un crime passionnel, le débat est ouvert. L’homme en tenue est bien au courant que la torture est absolument interdite et qualifiée de crime tant au niveau national qu’international.
En droit, la torture est interdite de manière absolue, sans aucune exception possible, même en cas de guerre ou d’urgence. La fouille du téléphone de sa partenaire l’a amené à dépasser les bornes, comme le raconte N’zui Manto.
Nous sommes à Kenzou, dans la région de l’Est. Un militaire fouille dans le téléphone de sa copine et découvre le numéro d’un jeune homme qu’il suspecte d’être un rival.
Le militaire piège le jeune homme qui se rend à un rendez-vous. Sur les lieux, le corps habillé, armé d’une machette et embusqué, apparaît.
Il se saisit de l’homme, le couche à même le sol, l’asperge d’eau avant de le torturer à la machette.
« Tu ne sais pas que je meurs pour toi à Bamenda ? », lui répète le militaire en l’humiliant de la pire des manières.
Le jeune homme, victime de cette sauvagerie, est musulman qui est en plein mois de Ramadan, prend le soin de préciser le lanceur d’alerte.