Des doutes sur l'état de santé de Paul Biya
Paul Biya est-il toujours en vie ? Une question à mille dollars. Le dirigeant a quitté sa terre natale depuis plus de deux mois. Il se trouve en Suisse là où on le traite, l'aidant à supporter sa fatigue et ses nombreuses maladies liées à son âge avancé. À l'état actuel des choses, personne ne sait ce qui se passe.
Le camp présidentiel est muet comme une tombe. Depuis que la présidence a communiqué que Paul Biya s'envole pour un « court séjour privé » à l'étranger, plus rien. Aucune mise à jour, pas d'information sur l'état de santé du vieux.
La population ne s'informe qu'auprès de certains lanceurs d'alerte et de quelques médias ayant des tuyaux au sein de la famille présidentielle. Par exemple, l'activiste Jorel Jacques Zang n'est pas tout à fait formel sur la question, mais il semble avancer que les chances de Paul Biya de revenir au pays en bon état sont quasiment nulles.
Sur les réseaux sociaux, il affirme : « Si Biya revient vivant avec tout son corps, je sens que ses soutiens vont décréter même une semaine fériée dans l'administration. Tellement ce sera miraculeux et extraordinaire pour eux ».
En ce moment, dit la même personne, « beaucoup (de personnalités politiques, ndlr) tremblent car leur avenir dépend entièrement de la survie de ce régime via la vie de Paul Biya ». Preuve en est, continue-t-il, qu'aujourd'hui, « la majorité sont réduits à recycler les propos des anciens séjours de Paul Biya en Europe pour donner l'impression que Paul Biya travaille encore ».
Tout cela a l'air « souillant » selon Zang qui achève en disant que « le Cameroun est le seul pays où le retour du chef de l'État est un miracle, tellement on est peu sûr qu'il puisse revenir vivant ».
C'est la première fois que Paul Biya se trouve à l'étranger pendant plus de deux mois et on a toutes les raisons de croire que ce n'est pas pour rien. Plusieurs sources ont déjà fait état de la possibilité que le leader camerounais soit décédé, mais en l'absence de communication officielle, il est difficile de prendre cela comme de l'argent comptant.