Une rumeur alarmante s'est répandue ces dernières heures sur les réseaux sociaux, affirmant qu'une restauratrice exerçant dans une banlieue de Yaoundé vendait de la chair humaine et avait été interpellée puis placée en garde à vue à la gendarmerie de Nkoabang. Les autorités démentent catégoriquement cette information.
Face à l'ampleur prise par cette rumeur, un communiqué de démenti a été publié. Les auteurs du texte, qui se présentent comme des relais d'information, affirment avoir vérifié la situation directement auprès du Poste de Gendarmerie de Nkoabang.
« Selon les informations disponibles à ce jour au Poste de Gendarmerie citée, aucune dame n'y a été interpellée ou placée en garde à vue relativement aux faits présumés », précise le communiqué.
Aucune enquête n'est donc en cours sur ce dossier, et aucune interpellation n'a eu lieu en lien avec ces allégations.
L'affaire, qui prêtait à une restauratrice des pratiques cannibales dans son établissement, a rapidement suscité l'effroi et l'indignation sur les plateformes numériques. Plusieurs internautes ont partagé et commenté l'information sans prendre le temps de la vérifier.
Les auteurs du démenti rappellent que « partager et/ou relayer une telle rumeur sans preuve expose à la désinformation et porte atteinte à la dignité d'une personne ».
Ils appellent le public à la prudence et à la responsabilité : « vérifiez l'information avant de partager ».
Cette affaire illustre une fois de plus la rapidité avec laquelle les rumeurs peuvent se propager sur les réseaux sociaux, parfois avec des conséquences dramatiques pour les personnes visées. Accusations infondées, atteintes à la réputation, panique collective… les dégâts peuvent être considérables avant même qu'un démenti ne soit publié.
Les auteurs du communiqué invitent les internautes à rester « vigilants et responsables » face aux contenus qu'ils consultent et partagent.
En l'absence de toute plainte ou procédure judiciaire sur ce dossier, l'affaire semble close. Mais elle rappelle une règle essentielle dans l'ère du numérique : avant de partager une information choc, il est impératif de croiser les sources et de se méfier des comptes anonymes ou non vérifiés.
En attendant, la restauratrice visée par cette rumeur, dont l'identité n'a pas été divulguée, peut souffler : aucune procédure n'est engagée contre elle. Reste à savoir si elle envisagera des poursuites judiciaires contre les auteurs et diffuseurs de cette calomnie.