Vice-Président : un gros piège tendu aux candidats consultés

PAUL BIYA Alexis Dipanda Mouelle Image illustrative

Sun, 17 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Invité de l'émission Canal Presse sur Canal 2 International, Serge Anthony Onguene a livré une analyse de la méthode présidentielle en matière de consultations politiques. Selon lui, si ces dernières sont « un moyen généralement indiqué », elles peuvent aussi constituer « un piège pour ceux qui sont consultés ». Il rappelle que le président de la République dispose d'un « appareil qui lui permet de tout savoir », et que le futur vice-président sera une « fonction politique » qui pourrait échoir à une personnalité n'ayant jamais été ministre.

Alors que les spéculations vont bon train sur l'identité du futur vice-président de la République et les éventuelles consultations menées par le chef de l'État, Serge Anthony Onguene a invité à la prudence. « Les consultations pourraient être un moyen généralement indiqué, mais aussi un piège pour ceux qui sont consultés », a-t-il déclaré.

Un président bien informé : Selon l'analyste, Paul Biya ne consulte jamais au hasard. « Le président de la République dispose d'un appareil qui lui permet de tout savoir », a-t-il rappelé. Une affirmation qui renvoie aux réseaux de renseignement et d'information dont dispose la présidence, lui permettant de connaître les forces et faiblesses des personnalités qu'il approche.

Une fonction politique : Serge Anthony Onguene a également tenu à rappeler la nature du poste de vice-président. « Un président est élu sur la base d'un programme, lequel est avant tout politique. Le vice-président sera donc une fonction politique. » Une clarification importante, alors que certains observateurs imaginaient un poste davantage administratif ou technique.

L'invité de Canal Presse a ouvert une autre piste : « Et dont vous pourriez donc avoir un vice-président qui n'a jamais été ministre. » Une hypothèse qui élargit considérablement le champ des candidats possibles, au-delà du cercle des anciens ministres et hauts fonctionnaires.

Ces propos relancent les interrogations sur le profil du futur vice-président. Un inconnu politique ? Un technocrate issu de la société civile ? Un proche du président sans expérience ministérielle ? Le mystère reste entier.

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