Les électeurs l'ont peu su, mais les députés du parti au pouvoir l'ont vécu comme un camouflet. Jeune Afrique révèle que, lors de l'instauration d'un poste de vice-président de la République en mars 2026, le RDPC a été tenu complètement à l'écart.
D'après le magazine, le texte a été préparé au ministère de l'Administration territoriale et au secrétariat général de la présidence. Les députés du RDPC ne l'ont reçu qu'au moment de son adoption à l'Assemblée nationale, au grand dam de Jean Nkuete et du comité central, précise Jeune Afrique.
Le magazine rapporte un détail qui en dit long sur l'ambiance : Laurent Esso, ministre de la Justice, n'a été informé qu'à la dernière minute du texte qu'il devait défendre. Habituellement, souligne Jeune Afrique, les textes les plus importants sont débattus en interne avant d'être portés devant l'Assemblée par les ministres concernés. La loi a été adoptée le 4 avril 2026, non sans critiques dans les rangs du parti.
Ce n'était pas la première mise à l'écart. Jeune Afrique rappelle que, pour la présidentielle d'octobre 2025, un comité spécial de campagne avait été créé sous la direction de Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence et non-membre du comité central du RDPC. Jean Nkuete a ensuite repris quelque peu la main, et une « paix des braves » s'est installée péniblement autour de Paul Biya, écrit le magazine.
Aucun vice-président n'a été nommé depuis. Selon Jeune Afrique, la guerre des clans qui fait rage au sein du palais d'Etoudi explique en partie ce blocage. Le magazine fait état d'une crainte qui affleure chez les cadres du RDPC : se voir imposer une personnalité qui ne serait pas issue de leurs rangs.