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Violence conjugale: il se fait bastonner par sa belle-famille sous son propre toit

Bagarre Cameroun Cameroun Famille Couple Il a saisi la justice pour solliciter le divorce

Wed, 13 Jan 2021 Source: Actu Cameroun

Victime de violences conjugales, un homme ne veut plus de son épouse et mère de ses deux enfants à ses côtés. Après avoir déserté le domicile conjugal, il a saisi la justice pour solliciter le divorce.

Vêtu d’un pantalon jeans bleu assorti d’un tee-shirt jaune or. des sandales aux pieds, Kevin se dit désespéré par les coups de la vie. Il ne veut plus faire partie du syndicat des hommes mariés. A 33 ans, cet instituteur a exprimé son désir de dissoudre son mariage avec Lucia, la mère de ses deux enfants. C’était devant le Tribunal de premier degré XTPD) de Yaoundé le 14 décembre 2020. «Je n’en peux plus. Je suis.fatigué de me faire bastonner par les membres de ma belle-famille ».

Telle a été sa première déclaration devant la barre. L’homme reproche à son épouse les infractions de violences conjugales, le manque de respect et de considération, des pratiques de sorcellerie et surtout le fait pour elle d’être une femme dépensière. Présente à l’audience, Lucia, qui s’oppose au divorce, dit ressentir encore de l’amour pour son mari comme au premier jour. L’affaire, qui a connu un renvoi, est foin de connaître un dénouement.

A l’appel du dossier, les deux tourtereaux sont sortis de chaque côté de la salle d’audience pour se présenter devant le juge. Dans leurs regards, se dégageait un sentiment d’orgueil et de mépris. Le premier à prendre la parole, Kevin n’a laissé aucun détail de leur vie conjugale. Marié en 2016 à Yaoundé, il a déclaré au tribunal que son épouse lui a caché l’existence de son premier fils aujourd’hui âgé de 6 ans.

Par amour pour sa Lucia, il a néanmoins reconnu cet enfant. Un an après leur mariage civil, le couple a donné naissance à une fille. Kevin raconte que sa vie conjugale était stable et sans histoire. Les Choses ont changé ‘lorsque Laetitia a décidé de ne plus aller à l’école. C’est ainsi qu’elle a commencé à recevoir des visites inopinées de ses amies, puis, des membres de sa famille. Une situation peu appréciée par le chef de famille.

Pour préserver l’équilibre matrimonial, l’instituteur dit avoir essayé de convaincre son épouse de reprendre le chemin de l’école. En vain. « Je lui ai suggéré de prendre une femme de ménage, mais,’ ma femme â préféré embaucher sa mère. C’est à ce moment que tout a capoté », soutient-il.

Belle-mère imposante

Une fois installé dans le domicile du couple, Kevin relate que sa belle-mère s’est imposée dans le foyer et c’est à elle que revenait toutes les décisions importantes. «A la moindre dispute avec mon épouse, ma belle-mère faisait venir ses grands garçons à la maison. J’étais très souvent obligé de me cacher sous mon lit pour ne pas être bastonné.

Pendant ce temps, ma femme restait tranquille, sans mot dire». Poursuivant son témoignage, le chef de famille relate que son épouse est peu économe. A chaque fois qu’il lui remettait de l’argent pour le loyer ou la scolarité de leurs enfants, cette dernière détournait les fonds à des fins personnelles avec la complicité de sa mère. Il .accuse également sa femme de pratique de sorcellerie. « Une nuit, elle s’est réveillée en sursaut et a commencé à crier dans toute la maison en disant qu’on réclame les enfants en sacrifice », a-t-il déclaré.

Victime de violences physiques et morales, menacé et mis en minorité sous son propre toit, Kevin a à plusieurs reprises voulu divorcer de son épouse. Mais, sa belle-ffamille l’aurait menacé de dédommager leur fille à hauteur de plusieurs millions de francs. 11 s’est résolu à saisir la justice lorsqu’une nuit, de retour à la maison après le boulot, son épouse a refusé de lui ouvrir la porte. Il dit avoir passé nuit chez un ami.

Le lendemain, l’instituteur a déménagé et s’est installé dans un appartement qu’il occupe actuellement. Pour ce qui est de la garde de ses enfants encore en bas âge, Kevin préfère les laisser avec leur mère et s’engage à leur allouer une pension alimentaire mensuelle considérable.

Amour à vie

Prenant la parole à son tour, Lucia a déclaré qu’avant leur union, elle avait pris la peine d’informer son prétendant qu’elle était déjà mère d’un enfant. De peur que sa famille s’oppose à leur mariage, Kevin a décidé de ne rien dire. La dame relate en odtre que son époux est méprisant, orgueilleux et jaloux. « Il m’a-séquestré dans la maison. Il ne veut pas que je sorte et m’interdit les visites, il n’aime pas que les membres de ma famille viennent chez nous », a-t-elle déclaré.

La dame soutient en outre que son époux est un irresponsable. Contrairement à ce qu’il a déclaré concernant la scolarité de leurs enfants, Lucia soutient que c’est le père de son premier fils qui en assume la responsabilité. Elle reproche aussi à son époux les faits d’infidélité. A ce sujet, Lucia a déclaré que Kevin entretient les relations amoureuses avec ses élèves et que ce dernier a déserté le domicile conjugal pour s’installer chez l’une de ses mai-tresses.

Malgré tous ces manquements, la femme au foyer dit qu’elle aime encore son homme et ne compte pas s!en séparer. « Moi je ne veux pas divorcer. D’ailleurs, j’aime encore mon mari, Il est. l’homme de ma vie, et seule la mort, pourra nous séparer », a-t-elle conclu son propos. L’affaire a été renvoyée au 13 janvier 2021 pour la suite des débats.

Source: Actu Cameroun

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