L’atelier technique doit aboutir à un document validé avant le 31 décembre
À Douala, des acteurs de l’éducation ont travaillé du 19 au 23 octobre sur une stratégie nationale contre les violences scolaires. L’exercice intervient alors que plusieurs affaires récentes rappellent la fragilité des mécanismes de prévention et d’alerte.
Le ministère de l’Éducation de base conduit le processus avec l’UNICEF et le Partenariat mondial pour l’éducation.
L’atelier technique doit aboutir à un document validé avant le 31 décembre. L’ambition couvre un champ large : violences physiques, harcèlement, abus sexuels, sanctions humiliantes, conflits entre élèves et risques liés aux espaces numériques. Une stratégie nationale doit relier prévention, signalement, protection et réponse disciplinaire ou judiciaire.
Le défi est institutionnel. Une école peut détecter un incident sans savoir à quel service le transmettre. Une famille peut craindre la stigmatisation ou une procédure longue. Les enseignants manquent parfois de formation pour reconnaître les signaux et préserver les preuves. La stratégie devra donc préciser les responsabilités du chef d’établissement, des services sociaux, de la santé, de la police et de la justice. Elle devra aussi protéger l’enfant contre les représailles.
Le calendrier offre une occasion de fixer des standards vérifiables : référent de protection dans chaque établissement, canal confidentiel de plainte, délai de réponse, collecte anonymisée des incidents et soutien psychologique. La prévention passe enfin par la formation du personnel et l’éducation des élèves au consentement, au respect et à l’usage responsable des réseaux. Le document ne changera les pratiques que s’il est financé, traduit en procédures simples et évalué école par école.