Ce retrait ne transforme pas le visa en formalité
Pour des milliers de familles, la marche financière ajoutée cet été disparaît. L’ambassade de France au Cameroun a retiré les nouvelles exigences qui imposaient de prouver le paiement intégral de la première année d’études ou de bloquer une somme équivalente.
La mesure, annoncée le 10 juillet, avait immédiatement inquiété les candidats déjà engagés dans des dépenses de préinscription, de logement et de voyage. Un collectif spécialisé dans la mobilité étudiante avait contesté le dispositif. Un communiqué du 3 septembre annonce désormais le retour aux règles ordinaires et à l’examen individuel des dossiers.
Ce retrait ne transforme pas le visa en formalité. Les demandeurs doivent toujours établir la réalité de leur projet d’études, leurs ressources, leur hébergement et leur intention de respecter le séjour autorisé. Les services français disent aussi faire face à une hausse rapide des demandes et à des tentatives de fraude.
La France a enregistré plus de 6 000 demandes camerounaises de visas étudiants en 2025, selon les chiffres rapportés, soit une progression de plus de 400 % depuis 2018. Cette croissance explique la pression sur les rendez-vous TLS et nourrit un marché parallèle de conseils parfois coûteux ou trompeurs.
Le recul diplomatique soulage les familles sans régler les lenteurs. L’enjeu immédiat sera la disponibilité réelle des créneaux, la stabilité des pièces demandées et l’information donnée aux candidats. Une procédure prévisible vaut mieux qu’une règle modifiée au milieu de la campagne universitaire.