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Vision4 contre le PCRN: Bidjang essaie d'expliquer le violent reportage contre Libii et Foster

Bru Bidjang Bruno Bidjang

Thu, 29 Jul 2021 Source: www.camerounweb.com

• Vision 4 a réalisé un reportage très controversé sur l'incident de Bafoussam entre Nourane Foster et la police.

• Ce reportage a provoqué l'indignation chez plusieurs camerounais.

• Bruno Bidjang, rédacteur en chef de Vision4 essaie de s'expliquer.


Les réactions des Camerounais suite au reportage de Vision4 n'a pas laissé le rédacteur en chef de la chaîne indifférent. Dans une sortie, il dit assumer le choix et la diffusion du sujet et tente désespérément de convaincre les Camerounais qu'il ne s'agissait pas d'une attaque personnelle.

'Nous sommes pas un média qui a peur de prendre ses responsabilités ou d’assumer les conséquences de ses actes quand il le faut. Nous n’avons aucun problème particulier ni avec le PCRN, encore moins le Rdpc, le Sdf, l’UPC ou le MRC. Nous n’avons aucun intérêt à ternir l’image d’un parti politique encore moins le PCRN que notre média a soutenu depuis l’entrée en politique de son leader. Dans le cadre de nos éditions de journaux, nous avons une rubrique (LE GRAND REPORTAGE) animée par un de nos éditorialistes. Ce dernier, selon l’actualité fait un commentaire sans langue de bois comme tout éditorialiste dans un média', écrit Bruno Bidjang.

'Il peut donc arriver qu’il adopte un ton personnel et se montrer critique, à la différence des autres rédacteurs qui doivent appliquer les principes de neutralité et d'objectivité. Cela ne veut donc pas dire que nous avons un problème particulier avec un parti politique. Toutefois, si parfois nos éditoriaux heurtent la sensibilité de certains de nos téléspectateurs, nous nous en excusons, mais nous faisons tout simplement notre travail', ajoute le rédacteur en chef de la chaîne qui a habitué les Camerounais depuis quelques années à ces genres de reportages brutaux et dans lesquels les sujet ou les victimes sont insultés et des fois calomniés.

On se rappelle encore du reportage de la même chaîne sur le village de Remy Ngono; reportage qui a suscité l'indignation totale au Cameroun et au-delà des frontières camerounaises.



Retour sur les faits

Selon une fonctionnaire de police présente sur les lieux le jour de l’incident, Nourane Foster a tenté de forcer le passage. Elle a demandé à son mari qui conduisait de véhicule de lui laisser le volant. « Elle a foncé sur nous. C'est là où ça dégénère », explique-t-elle.

La dame en uniforme qui a requis l’anonymat explique également que l’altercation a failli se tourner en émeute. Les musulmans de la localité avaient tenté d’incendier le véhicule de la députée du PCRN.

« La situation sociopolitique du Cameroun ne nous permet pas de soulèvements. Imaginez, nous sommes à un pas de Bamenda. Si les musulmans se soulevaient est ce que Nourane pouvait gérer cette situation ? Les gars étaient prêts à bruler son véhicule. C'est nous qui avons encore supplié les gars. Ce qu'elle allait créer allait la dépasser. En temps de guerre il n’y a plus affaire de je suis maire, je suis député », détaille la policière.

Pour le PCRN, l’altercation qu’il y a eu entre Nourane Foster et les fonctionnaires de police était plus grave que ce que les images montraient. Le parti prend la défense de sa militante. Cabral Libii qui a rendu visite à Nourane Foster le week-end dernier nie toute tentative de sa collègue députée de foncer sur la barrière de la police.

« Honorable Nourane Fotsing n'a jamais forcé un barrage de police de ses mains, ni par personne interposée, étant au volant comme l'atteste les images, elle courait déjà le risque d'endommager son véhicule. Précisons aussi que lorsqu'elle s'est présentée et qu'elle a demandé à bénéficier de la même faveur faite à un véhicule quelques minutes avant, car en effet, la police avait levé la barrière pour laisser passer un autre véhicule devant elle, un agent de police de sexe féminin avait déjà levé la barrière pour lui accorder cette faveur. Mais les collègues de cette dernière ont remis la barrière...», explique Cabral Libii.

Source: www.camerounweb.com