Invitée de « Club d’Élites » sur Vision 4 le 27 septembre, Viviane Ondoua Biwolé a défendu une idée simple mais rarement documentée : la nomination à un poste technique devrait être liée aux compétences nécessaires pour l’exercer.
L’universitaire et spécialiste du management a pris l’exemple des ressources humaines, de l’informatique et de la gestion de projet. Son propos ne vise pas à dévaloriser une discipline académique, mais à dénoncer la distance entre certaines formations et les responsabilités confiées.
Le débat mérite toutefois d’aller au-delà du diplôme. Un bon recrutement public doit aussi évaluer l’expérience, les résultats, l’éthique, la capacité à diriger et la formation continue. À l’inverse, la possession d’un titre spécialisé ne garantit pas automatiquement la performance.
La réforme la plus utile serait de publier des fiches de poste, des critères de sélection et des objectifs annuels pour les fonctions stratégiques. Cela permettrait de juger les nominations sur des éléments vérifiables plutôt que sur les appartenances ou les suppositions.
La déclaration de Viviane Ondoua Biwolé touche ainsi un enjeu politique : relier les ambitions économiques aux personnes chargées de les mettre en œuvre. Sans cette cohérence, les programmes les mieux financés peuvent rester bloqués par le mauvais casting.