Voici pourquoi Kamto s'acharne et à raison contre ELECAM

Maurice Kamto Camerounweb 45 Prof Kamto

Wed, 26 Feb 2025 Source: www.camerounweb.com

Il fau avoir participé à l'élection présidentielle se 2018 et l'avoir perdu et chercher à le prouver en vain pour comprendre qu'il y a quelque chose d'assez nauséeux qui se passe à ELECAM.

Dans une tribune, la plateforme English Cameroun for united Cameroon nous explique tout.



"L’affrontement entre ELECAM et CRM/MRC : un rappel du fossé entre les conceptions anglo-protestante et franco-catholique de l’État de droit

Chers frères et sœurs, Rendons grâce au Dieu Très Miséricordieux qui nous soutient. Le monde est rempli de sa gloire et il est l’auteur de toutes les bonnes choses. Il nous a béni avec ce beau pays, le Cameroun, et aspire à ce que nous lui exprimions notre gratitude en gouvernant le Cameroun avec justice et équité. Nous ne pouvons pas vivre dans une société civilisée sans primauté du droit. Quoi que nous concevions comme notre système d’État de droit, il ne doit pas être une moquerie envers Dieu, qui est plein de grâce, mais pourtant juste et pleinement digne de confiance. Le système que nous mettons en place pour l’État de droit juste ne peut pas être tel qu’une personne soit juge dans sa propre affaire. Il ne peut pas non plus être tel que le système d’État de droit crée la possibilité que des crimes soient commis ou que des torts civils soient causés à des concitoyens sans un tribunal responsable pour juger et punir le mal commis.

On peut dire que les États anglo-protestants ou, en général, les États à fondation protestante tentent d’adhérer à ces vérités évidentes sur l’État de droit. On ne peut pas en dire autant des États franco-catholiques ou, en général, des États de fondation catholique. Sur cette base, certains de nos frères et sœurs de l’ancien Southern Cameroons pensent que les deux héritages au Cameroun ont créé des cultures incompatibles et que la meilleure solution à cette incompatibilité est d’assurer l’indépendance de l’ancien Southern Cameroons. Ceux d’entre nous qui rejettent cette conclusion croient fermement que nous pouvons revenir au fait historique selon lequel le Cameroun a d’abord été influencé par les Britanniques et les Allemands, dont les systèmes politiques et juridiques ont été construits sur la vision protestante du monde.

Elle est ensuite tombée sous le charme de la France catholique mais le pays tout entier peut être libéré et transformé en un pays où nul n'est juge dans son propre cas et où les crimes ne restent pas impunis parce que les tribunaux nient leur compétence en la matière. Mais malgré ces années dans le désert franco-catholique, il nous est possible de construire une Fédération camerounaise juste, gouvernée selon une véritable démocratie constitutionnelle, où règne l’État de droit. Nul ne sera juge dans son propre cas et aucun crime ou tort ne restera impuni parce que les tribunaux favorisent l'injustice en invoquant l'incompétence.

Pourquoi parlons-nous aujourd’hui de différences dans l’État de droit ? Parce que nous voulons comprendre la préparation en cours à la fraude électorale par la prétendue commission électorale indépendante, ELECAM. Le parti de M. Maurice Kamto et notre frère du nord, M. Abdouraman Baba, sont les seules forces à contester systématiquement les préparatifs de fraude électorale en cours par ELECAM. Quels que soient leurs efforts, ils sont théoriquement limités par la philosophie franco-catholique sur laquelle est construit l’État du Cameroun, à l’instar des autres colonies africaines francophones. Les actions en cours de M. Donald Trump aux États-Unis et sa lutte avec les tribunaux offrent un récent contraste anglo-protestant. Ce contraste se retrouve également dans les pays africains anglophones. Quel que soit le type de pays, les hommes politiques renforcés par les élections, les coups d’État ou l’usurpation du pouvoir tenteront de tricher et d’acquérir davantage de pouvoir. C’est la culture sous-jacente de l’État de droit qui détermine si une société est capable de préserver le pouvoir du peuple, la justice et l’équité malgré de telles tentatives d’expansion des pouvoirs, ou si la société sombrera progressivement dans la tyrannie ou le fascisme.

Rappelons d’abord les récentes manifestations de l’échec de l’État de droit au Cameroun en matière électorale. Nous discuterons ensuite de la manière dont ces problèmes n’ont pas fragilisé les pays à fondation anglo-protestante. Nous terminons en exhortant les Camerounais à se préparer à une résistance populaire face à la fraude électorale qui se prépare et à la conception erronée de l’État de droit franco-catholique.

1. La loi électorale et les élections au Cameroun ne pourront jamais être à la hauteur des normes de liberté, d’équité et de transparence. Deux raisons expliquent cet échec intrinsèque. Premièrement, le système juridique est conçu pour permettre au titulaire d’agir en qualité de juge dans une affaire l’impliquant. Deuxièmement, ce même système favorise la prolifération des crimes électoraux sans sanctions. Il le fait en refusant de juger des crimes évidents en se fondant sur l’absence de compétence.

1.1. Élection de 2018 : tout Camerounais raisonnable sait que l’élection présidentielle de 2018 a été frauduleuse. Au Conseil constitutionnel, ELECAM n'a pas réussi à démontrer que les résultats des élections qu'ils présentaient découlaient des résultats des bureaux de vote à travers le pays. Dans certains bureaux de vote, les représentants de l'opposition ont été harcelés. L'opposition a ainsi exigé l'annulation de tout ou partie des résultats non attestés par les représentants des partis. Après toutes ces démonstrations de vices évidents, le Conseil constitutionnel, agissant sur la volonté indirecte ou les demandes explicites de M. Biya et de ses escrocs, a déclaré que les accusations portées par les partis d'opposition étaient « irrecevables », voire irrecevables. Ils ont ainsi explicitement déclaré que ces crimes, allégués avec des preuves substantielles contre ELECAM, ne peuvent être déterminés que par ELECAM comme des crimes ou non comme des crimes. Quelle absurdité ! Le criminel est le juge en la matière. Le Royaume-Uni n'a pas de constitution écrite. La société est régie par les lois du Parlement, la tradition, la common law et un comportement décent de bon sens, sans de telles absurdités. Ce n’est que dans un système franco-catholique hypocrite et raffiné que le droit est élaboré pour codifier la prolifération des comportements criminels et de l’injustice incontrôlés.

1.2. MRC/CRM contre ELECAM au Conseil Constitutionnel : L'article 80 du code électoral impose au directeur d'ELECAM de publier chaque année le fichier électoral national après consolidation. L'importance de cette disposition est démontrée par l'article 81.2 qui appelle les parties prenantes à rechercher des changements s'il est déterminé qu'un seul individu est inscrit pour voter à plusieurs endroits, violant ainsi le principe d'un citoyen – une voix. Le fait que le directeur refuse de publier la liste constitue non seulement une violation de la loi électorale, mais aussi un signe que la liste a peut-être déjà été compromise par le RDPC. Abdouraman Baba et le parti de M. Kamto ont soulevé cette question à plusieurs reprises auprès d’ELECAM et du tribunal. L'article 46 de la Constitution du Cameroun confère au Conseil constitutionnel la mission de réguler le fonctionnement des institutions. L'article 47.4 habilite le Conseil constitutionnel à donner son avis sur les questions relevant de sa compétence. Mais cette mafia franco-catholique appelée Conseil constitutionnel, constituée par M. Biya, a refusé de donner instruction à ELECAM de respecter la loi en affirmant que la question ne relevait pas de la compétence du conseil.

1.3. MRC/CRM contre ELECAM devant la cour d’appel : le parti de M. Kamto a porté la même affaire de la liste électorale devant la cour d’appel. Il existe de nombreux cas dans le code électoral où les parties en conflit sont renvoyées devant les cours d'appel pour jugement. Mais dans ce cas-ci, la même astuce franco-catholique consistant à promouvoir des comportements criminels en toute impunité a été utilisée pour dire que la question spécifique de la liste électorale échappe à la compétence du tribunal. On voit souvent les agents de ce régime s’immiscer dans les affaires d’autres départements. Ce n’est que lorsqu’il s’agit de prononcer la justice et de condamner les comportements criminels des agents du régime que l’on voit ceux-ci céder brusquement des territoires, même ceux qui leur sont assignés, en prétendant qu’ils n’ont aucune compétence. Si nous examinons la question plus en détail, nous constaterons que la seule personne qui semble avoir la juridiction finale sur toute question au Cameroun est M. Paul Biya, dont le rôle centralisé est conçu conformément à la vision autocratique franco-catholique du pouvoir. C’est le même M. Paul Biya qui risque de bénéficier d’un fichier électoral gonflé d’électeurs pro-Biya tout en dégonflant les zones pro-opposition.

1.4. L’instrumentalisation des institutions étatiques s’étend ailleurs. Ceux qui ont des problèmes personnels avec M. Kamto et l'attaquent constamment ne voient pas qu'il est la cible du régime ou qu'il lutte activement contre la fraude préélectorale parce qu'il est le principal candidat de l'opposition. Après lui se trouve M. Cabral Libii. Nous avons récemment lu des instructions administratives du mafieux catholique au ministère de l'Administration territoriale. Les instructions visaient à limiter la libre circulation de M. Cabral Libii dans la région de l'Adamawa. Si M. Libii porte l'affaire devant les tribunaux, celle-ci sera probablement rejetée car elle ne relève pas de la compétence du tribunal. C’est ainsi que les comportements criminels prolifèrent en toute impunité dans les systèmes franco-catholiques.

1.5. Nos tribunaux n’échouent pas seulement sur ces questions électorales. Le déni de justice par une méthode systématique de préservation du pouvoir est répandu. Pour cette raison, nous ne connaissons toujours pas l’issue du procès concernant l’assassinat brutal du journaliste Martinez Zogo. En outre, M. Nintcheu a porté plainte contre M. Ngoh Ngoh qui avait pris l'habitude de signer trop de documents importants au nom de M. Biya, distrait. On ne connaît toujours pas l'issue de cette imposture de M. Ngoh Ngoh, agissant avec le pouvoir du président.

1.5. Ce modèle est clair et sera utilisé pour refuser au peuple camerounais le droit de choisir ses dirigeants. Si nous laissons un tel système demeurer incontesté, il n’y a absolument aucune raison pour qu’un président craigne l’électorat et le peuple, entre les mains desquels réside la souveraineté.

2. Le plus grand succès de la démocratie constitutionnelle dans les États anglo-protestants est dû à un État de droit efficace. Dans un tel système, personne ne prend seul des décisions importantes. Nul n’est juge dans son propre cas. Et on ne permet pas aux crimes de proliférer en obligeant les tribunaux à nier systématiquement leur compétence sur les affaires qui leur sont soumises.

2.1. M. Donald Trump est le président américain le plus autocratique et le plus vindicatif de ces derniers temps. Dans un système franco-catholique, il gouvernerait par décrets et il licencierait de nombreux fonctionnaires simplement parce qu'ils sont du parti opposé ou s'opposent à ses décrets inconstitutionnels. Dans les systèmes franco-catholiques, la notion de décrets anticonstitutionnels est absurde car le président est la constitution non écrite qui l'emporte sur la constitution écrite. Mais aux États-Unis, les réflexes autocratiques de M. Trump se sont heurtés à des contestations de la part du système judiciaire. Son action exécutive en matière de citoyenneté, le licenciement de certains hauts fonctionnaires du gouvernement, la guerre contre les entrepreneurs qui promeuvent la diversité, etc., ont été bloqués par de nombreux juges. Même au moment de la rédaction de cet article, la Cour suprême refusait de prononcer que le président avait le pouvoir illimité de licencier les fonctionnaires nommés pour un mandat de cinq ans par un autre président. Alors que M. Trump et ses partisans voudraient détruire la continuité de la fonction publique par sa campagne de vengeance, il est stoppé par la justice. C’est ce qui rend les États anglo-protestants plus stables politiquement. Ce n’est pas qu’ils n’aient pas de politiciens égoïstes et criminels ; c'est simplement que le système juridique anticipe un tel comportement et l'arrête. L'homme politique peut s'en tirer avec quelques actes criminels, mais dans l'ensemble, son comportement criminel est stoppé.

2.2. Même si M. Trump a exprimé son intérêt à briguer un troisième mandat, il est très peu probable qu’il puisse le faire, puisque la Constitution et la loi sont claires à ce sujet. Les tribunaux sont prêts à repousser de telles ambitions.

2.3. Il n’y a pas que les États-Unis et les pays développés qui peuvent illustrer la seule attitude anglo-protestante à l’égard de l’État de droit. En Afrique subsaharienne anglophone, nous observons des schémas similaires dans lesquels les tribunaux jouent un rôle essentiel pour garantir que des politiciens avisés ne détruisent pas l’État de droit. Par exemple, pendant la présidence de M. Obasanjo au Nigeria, M. Obasanjo a commencé à explorer l'idée d'un troisième mandat, contrairement aux stipulations constitutionnelles. C'est son vice-président, M. Atiku, qui l'a poursuivi en justice pour bloquer de telles tentatives. Les tribunaux se sont rangés du côté d'Atiku et contre le président en exercice, Obasanjo. C'est presque impossible dans les systèmes franco-catholiques. Au Kenya également, l'ancien président, M. Uhuru Kenyatta, a proposé d'horribles réformes destinées à préserver sa pertinence politique après avoir quitté la présidence. Il s'est heurté à l'opposition de son propre vice-président, qui s'est joint aux citoyens kenyans pour contester la constitutionnalité des amendements devant les tribunaux. Contrairement à la déclaration courante des « irrécevables » dans les systèmes franco-catholiques, la Cour suprême s'est rangée du côté du peuple et contre le président. Les amendements ne sont jamais devenus loi. Le vice-président de M. Kenyatta a lancé une campagne contre le candidat choisi par le président sortant. La commission électorale a mené avec professionnalisme cette élection serrée où le vainqueur n’avait qu’une avance de 1 %.

2.4. Les tribunaux des colonies anglo-protestantes d’Afrique peuvent annuler les élections et également superviser les élections au cours desquelles les titulaires perdent. Au Malawi, les tribunaux ont annulé une élection prétendument remportée par le président sortant et les élections répétées ont été remportées par l'opposition. En Zambie, un adversaire de l'opposition a battu un candidat sortant qui briguait son deuxième mandat. Alors que le Sénégal est un point positif en Afrique francophone, le reste de l’Afrique francophone, basé sur le système franco-catholique, souffre dans l’enfer d’un État de droit manipulé.

3. Les Camerounais doivent se préparer à affronter le gouvernement par d'autres moyens. Les problèmes d’accès des candidats au scrutin et de transparence des urnes devraient être utilisés pour démontrer la terrible situation de l’État de droit franco-catholique. Cela devrait donner lieu à des protestations populaires et éventuellement à une résistance armée de la part des patriotes en quête de libération.

3.1. Nous dénonçons le passivisme des partis d'opposition qui apparaissent de plus en plus complices du parti héritier d'Aujoulat-Jacques Foccart appelé RDPC. Les autres partis d’opposition devraient comprendre pourquoi la population soutient de plus en plus Kamto et Libii. Ces deux-là sont ciblés par l’héritage franco-catholique et l’appareil d’État parce qu’ils menacent le candidat du RDPC. Une véritable opposition est celle qui combat activement la fraude préélectorale d'ELECAM.

3.2. Notre moyen préféré pour garantir que le Cameroun devienne une Fédération politiquement stable et prospère passe par les urnes. Mais nous pensons que les chances que cela se produise sont tombées à moins de 60 % avec les signes de la candidature de M. Biya, la fraude préélectorale d’ELECAM et l’hypocrisie des tribunaux qui ont choisi de ne pas dénoncer les crimes en invoquant l’incompétence. Frères et sœurs, nous devons donc préparer nos esprits à une libération par l'exercice direct de notre souveraineté sous la forme de protestations populaires. Pour cela, nous devons documenter la fraude en cours, l’utiliser pour justifier les manifestations avant et après les élections et garantir que M. Biya, l’homme qui a volé les élections pour rester au pouvoir, quitte finalement le pouvoir avant la fin de cette année.

3.3. Tous les responsables politiques de l’opposition devraient prendre en compte la fraude et se préparer à des manifestations avant et après les élections. Ces protestations sont constitutionnelles. Toutes les manifestations en faveur de la Constitution, en particulier la détermination transparente de la volonté générale du peuple – ces manifestations – sont constitutionnelles. Des études ont montré que si l’on parvient à faire descendre dans la rue 1 à 3 % de la population pour soutenir les revendications de la majorité, les chances de succès sont alors très élevées. Outre les manifestations, les patriotes doivent conserver le droit d’utiliser tous les moyens possibles pour lutter contre l’usurpation de la souveraineté populaire de notre nation. Les Camerounais ne peuvent pas se permettre d’être naïfs. Nous ne sommes pas dans un système anglo-protestant où l’État de droit fonctionne même dans les régimes militaires. Nous sommes dans ce cachot franco-catholique, nous sommes les otages du parti héritage d'Aujoulat-Jacques Foccart appelé RDPC. Nous devons nous battre et nous devons lutter de manière créative.

Chers frères et sœurs, inscrivez-vous pour voter massivement. L'inscription des électeurs est notre première bataille. Nous devons le gagner en inscrivant au moins 8,5 millions d’électeurs avant les élections. Cela va ébranler ELECAM. Ensuite, nous devons nous préparer à l’étape suivante, y compris les protestations et tous les moyens possibles.

Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse ce beau pays, le Cameroun, alors que nous luttons tous pour la justice et l’état de droit. Par la grâce de Dieu, nous veillerons à ce que personne ne soit juge de son propre cas et à ce que les crimes ne soient pas commis en toute impunité, car les tribunaux déclarent régulièrement que ces crimes sont « irrécevables ». Nous vaincrons".

Source: www.camerounweb.com