Voici pourquoi l'homme politique Elimbi Lobe peut aller en prison pour 2 ans

Prison Centrale Yaounde.jpeg La prison de Kondengui

Tue, 25 Feb 2025 Source: www.camerounweb.com

Les propos tenus par Elimbi Lobé sur les Bamilékés et Feu Ouandié sont à caractère tribalistes. Et le tribalisme et les discours tribalistes sont des faits condamnables qui sont punis par la loi.

Voici la teneur de cette qui appliquée va envoyer Elimba Lobé en prison pour au moins deux ans.

Loi 2019/020 du 24 décembre 2019 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi du 12 juillet 2016 portant Code Pénal et qui dispose en son article que :



«ARTICLE 241.- (nouveau) Outrage aux races et aux religions :

«(1) Est puni d’un emprisonnement d’un (01) à deux (02) ans de prison et d’une amende de trois cent mille (300 000) à un million (1 000 000) de francs, celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède aux incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale et ou ethnique.

(2) Si l'infraction est commise par voie de presse, de radio, de télévision, de réseaux sociaux ou de tout autre moyen susceptible d'atteindre le public, le maximum de l'amende prévue à l'alinéa 1 ci-dessus est porté à vingt millions (20 000 000) francs.

(3) Les peines prévues aux alinéas 1 et 2 ci-dessus sont doublées, lorsque l'infraction est commise dans le but de susciter la haine ou le mépris entre les citoyens ou les résidents.

ARTICLE 241-1.- (nouveau) Outrage à la tribu ou à l'ethnie

(1) Est puni d'un emprisonnement de un (01) à deux (02) ans et d'une amende de trois cent mille (300 000) à trois millions (3 000 000) de francs, celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède aux incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique.

(2) En cas d'admission des circonstances atténuantes, la peine d'emprisonnement prévue à l'alinéa 1 ci-dessus ne peut être inférieure à trois (03) mois et la peine d'amende à deux cent mille (200 000) francs.

Le sursis ne peut être accordé, sauf en cas d'excuse atténuante de minorité.

(3) Lorsque l'auteur du discours de haine est un fonctionnaire au sens de l'article 131 du présent Code, un responsable de formation politique, de média, d’une organisation non gouvernementale ou d'une institution religieuse, les peines prévues à l'alinéa 1 ci-dessus sont doublées et les circonstances atténuantes ne sont pas admises. ».

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