Des investigations concernent aussi des sites à Essos et Nkoabang, selon Cameroon Tribune
Les images et les mots employés autour de Ngousso sont lourds. Pour protéger les personnes retrouvées et la procédure, il faut résister à la tentation de transformer les premières accusations en verdict.
Une opération menée le 6 septembre à Ngousso aurait permis aux autorités de retrouver une vingtaine de personnes dans des locaux liés à un mouvement religieux. Des investigations concernent aussi des sites à Essos et Nkoabang, selon Cameroon Tribune.
Le colonel Joseph Désiré Nguélé indique que le responsable présumé, Kedi Samuel Kenechukwu, n’a pas encore été interpellé et que les unités frontalières ainsi qu’Interpol ont été alertées. Des allégations de séquestration, violences sexuelles et emprise psychologique sont évoquées par les autorités et des témoignages.
À ce stade, ces qualifications doivent rester présentées comme des pistes d’enquête. Les personnes retrouvées, notamment les mineurs, ont droit à l’anonymat, à une évaluation médicale et psychologique, et à une protection contre l’exposition médiatique. Le suspect bénéficie de la présomption d’innocence.
L’affaire pose aussi la question du contrôle des lieux de culte non autorisés sans stigmatiser l’ensemble des communautés religieuses. La prochaine information déterminante sera judiciaire : mandat, interpellation, charges retenues et saisine du parquet.