Il a été tué lors d’un braquage qui a mal tourné pour lui. L’homme a longtemps traumatisé les habitants qu’il prenait du plaisir à attaquer sauvagement. Récit de N’zui Manto.
Kabila, célèbre hors-la-loi dans la ville de Bafoussam connu pour ses prouesses criminelles, est tombé son pistolet à la main lors d’une brutale confrontation avec les gendarmes, voisins de sa énième victime chez qui lui et ses lieutenants opéraient.
Au quartier Famla, accompagné de ses plus fidèles soldats, Kabila, calibré comme toujours s’était rendu au domicile d’un citoyen sis derrière la légion de gendarmerie où la courtoisie s’est faite par l’éventrement de la porte de la propriété privée.
Les criminels n’auront pas le temps de mettre la main sur le butin objet de leur visite que des gendarmes embusqués ont planté le décor par une série de coups de feu. Kabila, peu impressionné par les petites intimidations de ses adversaires, a initié une riposte immédiate.
Débordé par la puissance des gendarmes, le chef-bandit Kabila à l’opposé des scénarios de film d’action sera le premier à mourir après avoir fatalement reçu une balle. Ses lieutenants témoins de son élimination vont quant à eux prendre la tangente dans la nature ! Au quartier Famla, c’est la liesse populaire après l’annonce du décès du nuisible caïd.