Un changement de dernière minute qui enflamme la polémique à quelques heures du coup d'envoi.
Ce vendredi 9 janvier, le match entre le Cameroun et le Maroc s'annonce déjà explosif, mais pas seulement sur le terrain. Selon des informations révélées par le journaliste Romain Molina, la Confédération Africaine de Football (CAF) a procédé à un remplacement de l'arbitre désigné pour cette rencontre cruciale, suite à une réclamation de la Fédération Royale Marocaine de Football.
L'Égyptien Amin Omar, initialement choisi pour diriger cette affiche, a été écarté au profit du Mauritanien Dahane Beida. Ce qui soulève les interrogations, c'est que la Fédération Camerounaise de Football n'aurait pas été officiellement informée de ce changement de dernière minute, créant un climat de tension diplomatique entre les instances dirigeantes.
Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu au sein de la CAF, où les coulisses s'agitent. Selon les informations disponibles, Samuel Eto'o, président de la Fédération Camerounaise, et Ibrahim Musa Gusau, son homologue nigérian, seraient en train de former une alliance pour contester certaines désignations arbitrales qui ne seraient pas encore officielles.
Cette affaire soulève plusieurs questions embarrassantes pour l'instance dirigeante du football africain :
La transparence des procédures. Comment la CAF peut-elle modifier une désignation arbitrale sans en informer l'une des deux fédérations concernées ? Ce manque de communication met en lumière un problème de gouvernance au sein de l'organisation.
L'équité sportive. Le fait qu'une fédération puisse obtenir le remplacement d'un arbitre sur simple réclamation, à quelques heures du match, pose la question de l'égalité de traitement entre les nations membres de la CAF.
Les tensions géopolitiques. Cette situation révèle les jeux d'influence et les alliances qui se tissent en coulisses, avec d'un côté le Maroc qui obtient gain de cause, et de l'autre un axe Cameroun-Nigeria qui tente de faire contrepoids.
Au-delà de l'aspect purement sportif de cette rencontre, c'est toute la crédibilité de la CAF qui est mise à l'épreuve. Les décisions prises dans l'urgence et sans concertation avec toutes les parties concernées alimentent les suspicions et les théories sur d'éventuels favoritismes.
Pour le football africain, cette polémique tombe au plus mauvais moment. Alors que le continent cherche à renforcer son image et sa place dans le football mondial, ces dysfonctionnements internes ternissent considérablement sa réputation.
Le coup d'envoi sera donc donné ce soir dans un climat plus que tendu, avec un arbitre mauritanien dont la tâche s'annonce particulièrement délicate. Reste à savoir si Dahane Beida parviendra à diriger cette rencontre avec la sérénité nécessaire, dans un contexte où chacune de ses décisions sera scrutée et probablement contestée.