Grand ménage au MINFI : Paul Motaze fait tomber les têtes des cadres véreux (LISTE)

LOUIS PAUL MOTAZE SANCTION Ils sont accusés de 'faute grave et manquement à l’éthique professionnelle'

Tue, 13 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

C’est la panique totale dans les différentes directions du ministère des finances du Cameroun. Le 10 décembre 2025, Louis Paul Motaze a signé une série de décisions lourdes allant de suspensions à des révocations immédiates pour plusieurs cadres et agents. Ils sont suspendus pour des motifs comme : « faute grave et manquement à l’éthique professionnelle ».

Selon des sources concordantes, ces mesures traduisent une volonté ferme de restaurer la discipline, de protéger les ressources publiques et de mettre fin aux dérives qui minent l’institution.

Dans un communiqué signé du ministre des finances Louis Paul Motaze, on peut clairement souligner que tout manquement à l’éthique, toute faute lourde sera sanctionnée sans complaisance.

Il faut rappeler que, dans sa circulaire du 31 décembre 2025 relative à l'exécution du budget 2026, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a tracé une ligne rouge : la fonction publique camerounaise doit réduire son train de vie. Pour l'année qui commence, les recrutements seront strictement encadrés par une enveloppe budgétaire limitée.

En effet, pour garantir la soutenabilité des finances publiques, les nouveaux recrutements prévus en 2026 ne devront pas coûter plus de 14,9 milliards FCFA à l'État. Cette décision vise à respecter les critères de convergence de la CEMAC. La masse salariale ne doit pas dépasser 35 % des recettes fiscales. Au-delà, le pays s'expose à un risque d'insolvabilité et à des sanctions communautaires.

Le Cameroun fait face à une double pression : Le poids des fonctionnaires et la pression du Fond Monétaire International (FMI).

Le poids des fonctionnaires : La masse salariale a explosé ces dernières années avec l'intégration des enseignants (OTA/OTS) et des personnels de santé.

La pression du FMI : Dans le cadre des programmes de réformes structurelles, l'État s'est engagé à maîtriser ses dépenses de fonctionnement pour dégager des marges de manœuvre vers l'investissement (autoroutes, barrages, hôpitaux).

Ainsi, le nombre de places dans les concours de l'ENAM, de l'ENS ou de la Police pourrait être revu à la baisse ou devenir plus sélectif. Les recrutements directs de contractuels d'administration seront probablement gelés au profit des secteurs prioritaires (Éducation et Santé).

De même, le gouvernement va intensifier l'épurement du fichier solde (système SIGIPES II) pour éliminer les "fonctionnaires fantômes" et libérer de l'espace budgétaire.

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Source: www.camerounweb.com