Le chef-lieu de la région du Nord-Ouest a basculé dans l'effroi ce lundi 12 janvier 2026. Un civil a perdu la vie sous les balles d'assaillants identifiés comme des séparatistes ambazoniens. Ce nouveau drame illustre la persistance de l'insécurité dans les zones anglophones malgré les dispositifs de surveillance accrus.
La violence a de nouveau frappé la capitale régionale du Nord-Ouest. Selon des sources concordantes, la soirée du lundi 12 janvier a été marquée par une agression meurtrière en plein cœur de Bamenda. Des individus armés, présentés comme des combattants ambazoniens, ont ouvert le feu sur un homme sans que les circonstances exactes de l'attaque ne soient encore établies.
Grièvement touchée par les tirs, la victime a été transportée en urgence vers l'hôpital de district de la ville. Malheureusement, les efforts des équipes médicales n'ont pas suffi à sauver ce citoyen, qui a été déclaré mort peu après son admission. Une fois de plus, une famille pleure l'un des siens, emporté par la violence armée qui gangrène les régions anglophones depuis des années.
Le lanceur d'alerte N'ZUI MANTO a été parmi les premiers à relayer l'information sur ses plateformes numériques. Il relate les faits avec précision : « Un homme abattu ce soir à Bamenda par des individus armés présentés comme ambazoniens. La victime a été déclarée morte à l'hôpital de district de Bamenda. En images, sa mère, inconsolable. »
Des clichés diffusés sur les réseaux sociaux montrent effectivement la détresse insoutenable de la mère de la victime, effondrée face à la dépouille de son fils. Ces images poignantes rappellent brutalement le coût humain d'un conflit qui, loin de s'éteindre, continue de briser des vies et de déchirer des familles entières.
Cette attaque mortelle rappelle que le conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est loin d'être résolu. Malgré les discours officiels sur la normalisation de la situation et le renforcement des dispositifs de sécurité, la réalité sur le terrain demeure tragique. Les violences armées, les attaques ciblées et les affrontements sporadiques continuent de rythmer le quotidien des populations prises en otage entre forces de l'ordre et groupes séparatistes.
Comme le veut l'adage camerounais, « l'oiseau ne chante pas là où il n'y a pas de paix ». Et à Bamenda comme dans l'ensemble des zones anglophones, la paix reste un idéal lointain pour des populations exsangues après des années de crise.
Pour l'heure, aucune revendication officielle n'a été formulée par les groupes séparatistes ambazoniens. Les autorités locales n'ont pas encore communiqué sur l'identité précise de la victime ni sur l'ouverture éventuelle d'une enquête judiciaire pour retrouver les auteurs de ce crime.
Ce silence institutionnel, devenu habituel dans le traitement des violences dans les régions anglophones, ne fait qu'accentuer le sentiment d'abandon ressenti par les populations civiles, premières victimes d'un conflit dont elles ne voient pas l'issue.
En science politique, la sécurité constitue le premier contrat entre l'État et le citoyen. Or, force est de constater que ce contrat social reste largement non respecté dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où les populations civiles continuent de payer le prix fort d'une crise qui s'enlise d'année en année.