Alors que l'audience cruciale sur la demande de mise en liberté de Jean-Pierre Amougou Belinga est prévue jeudi prochain à la Cour d'appel du Centre, des informations font état de manœuvres au plus haut sommet de l'État pour obtenir l'élargissement du PDG du Groupe l'Anecdote, incarcéré depuis près de trois ans dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo. Selon nos sources, des magistrats auraient empoché des sommes colossales pour faciliter sa libération, malgré une législation claire interdisant toute mise en liberté pour des crimes passibles de perpétuité ou de peine de mort. Entre pressions politiques orchestrées par le Directeur du Cabinet Civil Samuel Mvondo Ayolo, menaces de révélations explosives d'Amougou Belinga sur ses commanditaires – dont le Garde des Sceaux Laurent Esso –, et mise en garde solennelle adressée aux magistrats en charge du dossier, cette audience s'annonce déterminante sous l'œil vigilant de la communauté internationale.
Affaire Martinez Zogo : Le Cabinet Civil veut à tout prix exfiltrer Amougou Belinga
Selon nos sources, des Magistrats ripoux en service à la cour d’appel du Centre (section militaire) auraient empoché une exorbitante somme d’argent, question d’élargir le PDG du ‘’ Groupe l’Anecdote ‘’ lors de l’audience de jeudi prochain
Il n y’a pas de fumée sans feu, a-t-on coutume de dire, car la rumeur prend de l’ampleur et les informations qui nous sont parvenues, nous laissent entendre que la résidence de Jean Pierre Amougou Belinga, située au quartier Mvan à Yaoundé aurait refait sa toilette. Les préparatifs s’accélèrent si bien que sa petite déesse Mélissa aurait changé tout le mobilier de la chambre. Tout semble fin prêt pour accueillir son illustre époux qui bientôt aura passé sa troisième année à la prison principale de Kodengui dans une affaire de meurtre dans laquelle il est fortement impliqué
Si la DGRE est civilement reconnue responsable dans ce crime odieux, il n’en demeure pas moins que, Jean Pierre Amougou Belinga, le ‘’Zomloa des Zomloa’’ dont le nom ne cesse de paraitre à tous les niveaux depuis l’ouverture de l’enquête, ait joué un rôle crucial dans l’enlèvement, la séquestration, puis l’assassinat de Martinez Zogo. Coincé depuis l’ouverture des auditions à déambuler entre le Tribunal Militaire de Yaoundé et la prison Centrale de Kondéngui, Jean- Pierre Amougou Belinga qui voit ses affaires chuter depuis son embastillement, menace de tout déballer au cas où ses amis, dont il n’est que le simple prête nom dans les affaires, ne parviennent pas à obtenir sa libération.
Ainsi, au regard des tractations pour sa libération qui persistent au plus haut sommet de l’Etat, avec à la baguette le Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo, alias ‘’le Géomètre’’, on est en droit de se demander si certains magistrats pourraient sacrifier la loi ainsi que leurs carrières respectives pour assouvir des intérêts égoïstes ? Malgré les intimidations qui viendraient au plus haut sommet de l’Etat pour innocenter le Pdg du ‘’ Groupe l’Anecdote’’, ces basses manœuvres ne pourraient aboutir à grand-chose étant donné que la communauté internationale suit de bout en bout le déroulement des audiences. Ainsi, une fois que la libération de Jean- pierre Amougou Belinga n’aura pas lieu, il sera alors temps pour lui de se venger en faisant des révélations graves sur certaines personnalités complices,notamment le Ministre Laurent Esso qui serait le vrai commanditaire de cet assassinat.
Bon à savoir, selon une correspondance de mise en garde adressée à Messieurs René Florentin Engbang Ondoa et Gabriel Pascal Tankoua de la chambre criminelle section militaire la Cour d’Appel du Centre, il est dit que : « le code de procédure pénale camerounais ne permet aucune mise en liberté, sous quelque forme que ce soit, lorsque la personne encourt l’emprisonnement à vie ou la peine de mort. Les Magistrats de la Cour d’Appel du Centre, en fin de carrière, ne peuvent s’autoriser à tordre le cou à cette exigence légale », a-t-on pu lire. Plus loin, l’auteur poursuit en ces termes : « Dans l’affaire Martinez Zogo, où Jean Pierre Amougou Belinga est inculpé pour des faits d’une gravité extrême liés à l’enlèvement, la torture et l’assassinat du journaliste, toute complaisance dans l’appréciation d’une demande de mise en liberté serait perçue comme une blessure infligée à la mémoire de la victime et à la conscience collective », a-t-il conclu. On est de ce point de vue en droit de se demander ce que fait encore un individu comme Bruno Bidjang en liberté. L’audience de jeudi prochain à la cour d’appel du centre sera d’autant plus déterminante et l’opinion nationale et internationale tiennent à l’œil les magistrats en charge de cet incandescent dossier.
Affaire à suivre
Paul Chouta